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Le mot du mois |
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Comment devenir serviteurs aujourd’hui ? Nous aimerions que nos églises changent, qu’elles soient
plus dynamiques et parfois « le soir, le matin et à midi, nous soupirons et
gémissons » (sous-entendu nous prions) Ps
55,18. Nous pensons qu’elles étaient mieux hier… ». Nous prions pour que
Dieu envoie des ouvriers dans sa moisson… Certes ! Jésus a rappelé que
la moisson était grande, qu'il y avait peu d'ouvriers, qu’il fallait prier.
Mais, nous oublions parfois, que Dieu veut peut être que nous soyons
nous-mêmes la réponse à nos propres prières. Nous voulons une église bien
structurée, forte, qui rayonne ! Que faisons-nous ou qu'avons-nous
fait ? Nous voulons la croissance de notre assemblée ? Qu'avons-nous
fait ou que faisons-nous ? Nous voulons servir le Seigneur ? Nous
voulons nous engager dans le service ? Que faisons-nous et qu'est ce que
Dieu nous dit ? Entendons-nous son appel ? Persévérons-nous ?
Quelles sont nos priorités dans la vie, l'Église de Jésus Christ ou nos
envies et nos besoins personnels ? Dans notre monde il nous est
possible de devenir ces serviteurs que Dieu souhaite et attend chaque fois
que nous fuyons les passions inutiles, que nous contrôlons notre appétit
vis-à-vis des biens trompeurs de ce monde. Chaque fois que nous renonçons à
la violence, que nous ne cherchons pas à frapper les autres - pas seulement
par le geste mais aussi par la parole. Chaque fois que nous faisons preuve
d’indulgence, que nous nous appliquons à la douceur. Ce mot doux signifie ici
non pas quelqu'un qui est mou, apathique, mais quelqu'un qui montre de la
force, du caractère. Chaque fois que nous préférons nous comporter comme des
êtres pacifiques en recherchant la paix. En ne cherchant pas à diviser pour
régner, en renonçant aux querelles stériles et aux rivalités mesquines fruits
de nos jalousies. Celui qui s’engage dans sa manière d’être au service de
Dieu montre la voie et s'efface, il ne cherche pas à paraître. D'après les paroles
de Jésus en Mt 5, « heureux ceux
qui procurent la paix », l’Église devrait être le haut lieu de la
démocratie, un agent de paix. Demandons-lui de bénir le travail de
notre église, mais engageons-nous complètement. Commençons quelque chose et
allons jusqu'au bout sans nous arrêter en chemin. Si nous prions pour le bien
de nos familles, de notre entourage, nous devons témoigner devant nos proches.
Si nous intercédons pour des gens ou pour l'assemblée qui a des besoins
financiers mettons la main au porte-monnaie… Parfois nous demandons au Seigneur de
consoler, d'encourager les personnes seules, en difficulté, mais nous ne
faisons pas d'efforts pour eux, pour leur rendre visite pour les aider. Bien
sûr Dieu veut que nous lui fassions part de nos requêtes, mais dans bien des
cas il veut que nous joignions le geste à nos prières. Amis, ne laissons pas le passé, avec
ses échecs, entraver le présent et barrer le futur. Ne laissons pas nos
habitudes, nos conceptions, nos méthodes, même si elles sont bonnes, ne les
laissons pas prédominer sur ce que nous percevons clairement être la volonté
de notre Seigneur aujourd’hui. Souvenons-nous, dans Luc 5 versets 1
à 10, les gens se pressent autour de Jésus, pour l'écouter, le voir, le
toucher, être guéris. Ils y ont soif d'entendre le message de la vie. La
grâce et la vérité sortent de sa bouche et il sait donner une parole à celui
qui est fatigué. À côté, il y a Simon Pierre et ses associés, Jean et
Jacques. Ils rentrent bredouille de la pêche, leur souci c'est de nourrir
leur famille correctement. Ils sont fatigués, découragés, écœurés... sûrement
qu’ils n'ont rien capté du message de Vie que vient de donner Jésus à la
foule… Alors Jésus leur donne une mission : « Avancez en pleine eau…..Et jetez vos filets….. ». Non
seulement Simon accepte d'aller en pleine eau, mais il va jeter les filets. Comme Simon répondons aujourd'hui « sur ta Parole je jetterai le
filet ». À l'issue de cette pêche, ils vont
tout laisser tomber, tout lâcher et suivre Jésus. Ils auraient eu de quoi
vivre tranquillement un bon moment, cette pêche venait de leur rapporter
gros. Et bien non, ils laissent tout ! Ils vont se consacrer totalement.
Ne vivons pas de nos expériences
passées, même si elles ont été bénies, merveilleuses. Oublions le passé et
suivons Jésus aujourd’hui. Nous devons apprendre à obéir et à suivre Jésus
pour notre joie et notre force. Notre vie est en Lui seul. Lui faire
confiance c’est la clé ! Ne dites pas : il ne faut pas m'en
demander trop !!! Ou : je ne peux pas !!! Je ne pourrai
pas !!!! Un proverbe danois dit : « Ce que vous êtes est un don de Dieu
pour vous ; ce que vous faites de vous-même est votre don à Dieu ». Mettons au service des autres le don
que nous avons reçu (1 Pierre 4,10). Dieu a droit au meilleur de nous-mêmes.
Comprenons ce que le Seigneur attend de nous (Éphésiens 5,17). Laissons-nous
influencer par l'Esprit de Dieu. Soyons sûrs et certains que Dieu n'est pas
limité. Il fait tout parfaitement si nous le laissons aux commandes. Ne ratez
pas le plan de Dieu, c'est maintenant, c'est ici et c'est pour vous ! « L'Éternel
étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est
tout entier à lui » (2 Chroniques 16,9). Mes frères, mes sœurs, allez-vous
être, accepterez-vous d’être vous aussi celui, celle que le Seigneur peut
utiliser ? Allez-vous contribuer à accomplir le plan de Dieu ? |
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Février 2012 |
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Janvier 2012
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Le mot du mois |
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Le temps et nous ! Il y a le temps qui nous est donné et le temps que nous
donnons. Il y a le temps mécanique et inexorable des horloges de
nos maisons et de nos villes, celui aussi de l'horloge céleste. Il ne tient
pas compte des situations personnelles de souffrance et de joie, ni des
circonstances. Est-il vraiment le même pour le détenu en prison et le malade
à l'hôpital ? Pour les amoureux en "lune de miel" ou les passionnés
de jeux ou de voyage ? Le temps que vivons paraît long ou bref selon nos
dispositions : insomnies ou amusements, joies ou déception, enfance et
quatrième âge… Il y a aussi le temps que nous offrons aux autres, il se
quantifie difficilement. Une parole, un geste, une lettre, un appel
téléphonique peuvent marquer nos interlocuteurs pour des heures ou des
années. Soit pour ravager leur vie et leurs élans. Soit pour être un
stimulant, un équilibre, une confiance, un dynamisme. La puissance d'un
sourire, d'une main tendue, d'un don s'étend sur des distances inattendues. En cette année 2012, combien ferons-nous de gestes,
dirons-nous de paroles à valeur incalculable, éternelle ? Pour Dieu qui veille et nous aime « 1000 ans, sont comme le jour d'hier » (Ps. 90,4). En
Dieu, dans l'amour et la confiance, le temps s'évanouit comme un songe au
matin. Le temps est vaincu, la mort, signe permanent du temps qui nous
constitue et nous fait, l’est aussi. Après la croix, Jésus est affranchi des limites du temps
des hommes. Selon sa promesse, sa présence se concrétise en chacun de nous « Je suis avec vous tous les jours »
(Mt 28,20). Avec l'Esprit de l'Évangile, transformons le temps qui
« attend » en temps qui « espère ». La sagesse n'est-elle pas de vivre chaque jour comme s'il
était le dernier de nos jours et plus encore, comme s'il était le premier ?... C’est avec les mots du poète que les conseillers
presbytéraux se joignent à moi pour formuler nos vœux pour cette nouvelle
année qui s’offre à nous : « Nous vous souhaitons des rêves
à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. |
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Janvier 2012 |
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D&cembre 2011
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Le mot du mois |
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Le vent fait s'envoler les dernières feuilles des arbres.
L'automne s'en va, l'hiver arrive. On pourrait penser que tout cela est bien
mélancolique. Mais non ! Tous nous attendons Noël qui approche. Et,
comme les saisons rythment l'année, chaque temps liturgique nous replace dans
une perspective qui donne sens à nos moments de méditations personnels et
communautaires. Nous voici dans le temps de l'Avent qui signifie la venue,
l'arrivée. Mais qui est celui qui vient ? C'est Jésus bien sûr !
Oui, mais encore ? C'est le Messie des prophètes, celui du chant d'Ésaïe :
" Un rameau sortira de la souche
de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit du
Seigneur... Le loup habitera avec l'agneau... " (Ésaïe 11,1-6). Pour moi, Noël, c'est ce temps fort de l'année où le
Messie nous est présenté comme un être fragile et menacé, couché dans une
crèche (Luc chapitre 2) ; c'est ce moment où Dieu est incroyablement
humain, incroyablement proche de nous, où il plonge dans notre intimité la
plus secrète. Car Noël, c'est ce temps où notre foi redevient presque
candide, après toutes les interrogations de l'année. C'est la réjouissance
infinie de l'annonce : Un Sauveur nous est né ! Alors, vient aussi, comme en écho à cette joie, la gravité
de l'Espérance, le tressaillement d'un désir de partage, l'anxiété d'une
attente. Alors vient aussi, plus forte que jamais, l'envie d'écouter, de
comprendre, d'annoncer la Parole toujours renouvelée de l'Évangile et bien
sûr de chanter tous ensemble " Ô
peuple fidèle, Jésus nous appelle ! Venez, triomphants, joyeux, venez en
ces lieux... ". Soyons nombreux lors de nos cultes de l'Avent et de Noël à
entonner ce chant mélodieux. Soyons nombreux lors de nos divers moments fraternels
annoncés dans nos activités du mois… Nous vous y attendons. À tous, je souhaite un joyeux Noël dans la Paix de Celui qui vient ! |
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Décembre 2011 |
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Octobre 2011
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Le mot du mois |
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… si tu oublies de transmettre Si tu oublies de dire à tes enfants que le Dieu auquel tu
crois a créé pour chacun et chacune d’entre nous une terre extraordinairement
belle où il peut faire bon vivre à condition de la préserver. Si tu oublies de dire à tes enfants et aux enfants de tes
enfants, que le Dieu auquel tu crois a donné vie autour de toi à toutes
espèces de plantes et d’animaux, même celles qui te paraissent inutiles.
Simplement pour la beauté et la bonté de la vie. Si tu oublies de dire à tes enfants, aux enfants de tes
enfants et à tes amis que le Dieu auquel tu crois nous a déjà libéré de tout
esclavage dans lequel nous retombons sans cesse. Si tu oublies de dire à tes enfants, aux enfants de tes
enfants, à tes amis et à tes voisins que le Dieu auquel tu crois nous a parlé
au travers des prophètes : pour nous dire d’écouter ce qu’Il veut pour nous
et pour nous inviter à oser dire ce que nous croyons et avons compris de lui.
Si tu oublies de dire à tes enfants, aux enfants de tes
enfants, à tes amis, à tes voisins et à tes parents que le Dieu auquel tu
crois a de nombreux amis sur la terre et que si le cœur t’en dit, tu peux en
faire partie. Si tu oublies de dire à tes enfants, aux enfants de tes
enfants, à tes amis, à tes voisins, à tes parents et à tes grands-parents que
le Dieu auquel tu crois a envoyé son Fils, Jésus le Christ, pour que
l’espérance d’être aimé de Toi, même au-delà de la mort, soit plus forte que
tout et nous aide dans notre vie quotidienne. Si tu oublies de dire à tes enfants, aux enfants de tes
enfants, à tes amis, à tes voisins, à tes parents, à tes grands-parents et à
tes ennemis que le Dieu auquel tu crois, tu peux t’adresser à lui dans la
prière. Tu peux lui parler et lui demander ce que tu veux. Tu peux le
remercier pour ce qu’il fait. Tu peux le louer car il est bon. Alors oui si tu oublies de dire tout cela et bien d’autres
choses encore, à quoi te sert-il de te dire chrétien ou chrétienne ? À quoi te sert-il d’aller au culte le dimanche sans
inviter une nouvelle personne à partager ce que tu vis ? À quoi te sert-il d’étudier la Bible pour en garder son
contenu pour toi et ne pas l’enseigner à tes enfants ou tes petits-enfants ?
À quoi te sert-il de te plaindre qu’il n’y ait plus de jeunes dans
l’Église ? C’est aujourd’hui qu’il est nécessaire et impératif de
transmettre. Car transmettre est notre devoir. Car transmettre est le métier de la chrétienne et du
chrétien. Transmettre ce que nous savons de la vie des êtres humains
en relation avec Dieu et qui est issu de la Bible, le seul livre qui fait
autorité pour nous. Transmettre nos convictions qui proviennent de la foi
donnée par le Christ. Transmettre en témoignant par nos vies sous l’impulsion de
l’Esprit Saint. Va savoir… si tu oublies de transmettre… Laurent Marty |
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Octobre 2011 |
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Le mot du mois |
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Garder la foi quand tout part en
vrille ! Ce mois ci dans le cadre de notre travail inter religieux
à Saint Amand nous aborderons le problème de la souffrance. Sans entrer dans
nos futurs exposés permettez-moi quelques remarques préalables sur la
question. Un homme appelé Job avait de grands biens, il était non
seulement riche et honoré de tous, ses amis l’appréciaient et en plus il
était père de sept fils et trois filles. Il aimait Dieu et voulait lui
plaire. Et comme il était soucieux de quelques péchés que ses fils auraient pu
commettre, il offrait des sacrifices à Dieu pour leur pardon. Mais un jour sa
vie a basculé… On lui apprend que tout son bétail a péri, que ses enfants
sont morts. Malgré tout cela il reste fidèle à Dieu. Ensuite il tombe malade,
un ulcère le démange de la tête au pied. C’est alors que sa femme lui suggère
de maudire Dieu et de mourir. Là encore il reste fidèle et refuse toute espèce
de compromis. Après bien des discussions avec ses amis, Dieu a répondu à sa
fidélité, il sera complètement rétabli dans ce qu’il possédait, il aura
d’autres enfants ; mais surtout il aura appris a mieux connaître son
Dieu… Au travers de cette histoire vraie nous pouvons nous
rendre compte qu’il est possible de traverser toutes sortes de difficultés et
malgré tout de conserver sa foi. Je voudrais que l’on réfléchisse ensemble au fait qu’avoir
la foi, vouloir vivre pour Dieu de tout son cœur ne présage pas forcément de
nos réactions. La Bible nous présente par exemple les réactions fortes et
différentes des hommes de foi face à leurs difficultés. Prenons juste pour
illustrer notre propos Joseph fils de Jacob et Élie. Ainsi pour Joseph, si vous lisez Genèse chapitres 37, 39,
41 et 45, vous rencontrerez un homme qui s’est efforcé de bien réagir en « toutes
circonstances », pourtant Joseph a été vendu par ses frères mais il a
obéi à Dieu en repoussant la femme de Potiphar. Ses rêves de la lune et des
étoiles sont contraires au fait que ses frères le vendent et qu’il devienne
un esclave. C’est la jalousie de ses frères et la convoitise de la
femme de Potiphar qui l’entraînent dans des situations difficiles. Ce même
Joseph a cependant réussi à attirer les faveurs de ceux qui l’entourent ?
(Genèse 39 v 1-7, v 21-23, 41 v 33-45). Il s’en est remis à Dieu qui n’a
cessé de veiller sur lui. La bénédiction dont il est l’objet a même atteint
son entourage. Face à tous les événements de sa vie ? (Genèse 45 v 3-9),
même les plus sombres il a bien réagi parce qu’il pensait que ce qui lui
arrivait pouvait devenir la volonté de Dieu. Jésus de la même manière ne dira
rien lorsqu’il sera est condamné. Maintenant parlons un peu d’Élie, voilà un héros de la foi
pas toujours au mieux de sa forme ! Pour vous en convaincre relisez 1
Rois 19 v 1-18. La vie d’Élie est menacée, il est seul, il n’a pas assez de
forces. Jézabel veut le tuer, les prophètes sont contre lui et le peuple
d’Israël réagit mal face à lui. Troublé il se laisse aller à la dépression,
au découragement et à la fuite. Il veut mourir, se plaint et se sous-estime.
Mais il reste en prière, il est sincère même s’il ne comprend pas ! Et,
surprise Dieu envoie un ange pour le nourrir et lui confie une nouvelle
mission ; c’est un encouragement. Dieu pourvoit à ses besoins, Dieu lui
donne un but : aller oindre un roi, lui le méprisé ! De plus il y a
7000 hommes qui ne sont pas tombés. Dieu a aplani les sentiers devant lui, Il
transforme les choses difficiles et crée des circonstances plus faciles.
L’épreuve dans nos vies demeure une grande inconnue de même que la
souffrance. Les premiers chrétiens, touchés comme nous par ces choses, ont
confessé que selon eux l’épreuve n’était pas sans objectif. Ainsi Jacques
déclare : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète
les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que
l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience
accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis,
sans faillir en rien » (Jacques 1,9). Pierre emboîte le pas : « C’est pourquoi vous
êtes remplis de joie, même si toutes sortes de difficultés doivent vous
rendre tristes pendant un peu de temps. Ces difficultés servent à montrer la qualité
de votre foi. L’or peut s’abîmer, on le met dans le feu pour voir s’il est
pur. C’est pareil pour votre foi. Elle est plus précieuse que l’or, mais elle
aussi est mise à l’épreuve. Alors, quand Jésus-Christ paraîtra, vous recevrez
honneur, louange et gloire, à cause de la qualité de votre foi. » (1
Pierre 1,3-9) Ainsi selon eux, nos difficultés servent à produire la
patience, à parfaire notre foi, comme l’or qui reste intact dans le feu. Dieu
éprouve notre foi, pour renforcer notre foi et pour nous aider à grandir en
sa volonté. Pas toujours facile à admettre en vérité cela ne peut être
compris que par la personne elle-même, il serait malsain et déplacé de lui
réciter un catéchisme tout fait. Paul considérait en plus que « Dieu est
fidèle, et qu’il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos
forces. Quand vous serez tentés, dit-il encore, Dieu vous donnera la force de
le supporter et le moyen d’en sortir. » (1 Cor 1,9) Ainsi Dieu attend de nous que nous soyons disponibles pour
Lui, que nous soyons à l’écoute de sa volonté ; mais nous ne sommes pas
toujours au top de notre forme, de nos sentiments. L’histoire d’Élie nous parle car nous pouvons nous
identifier à lui, il servit Dieu et au moment ou la dépression l’a envahi,
Dieu qui est fidèle ne l’a pas laissé pas dans cet état. Je crois que quand
des moments pareils peuvent nous atteindre, nous pouvons compter sur Dieu et
lui demander son aide, Il est le Dieu tout proche le Souffle de notre vie. Frédéric Verspeeten |
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Février 2011 |
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Le mot du mois |
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À l’orée de l’année nouvelle, je
laisse à votre méditation cette prière d’Evan Lewis, (Dunedin, Nouvelle
Zélande) :
Nous sommes pleinement impliqués dans la marche du monde,
je le crois fermement et c'est pourquoi, comme le mois dernier, je répète ce
texte biblique, considérant qu’il pourrait être notre mot d’ordre pour
l’année 2011 ! « Mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables,
vous appliquant toujours avec un nouveau zèle à l’œuvre du Seigneur ;
sachant que votre travail ne vous sera pas inutile auprès du Seigneur. »
I Cor 15,58 (Bible Martin, 1744) Frédéric Verspeeten Toute l'équipe du Conseil presbytéral se joint à moi pour
vous adresser leurs vœux les meilleurs pour cette année 2011. Nous vous
souhaitons des heures apaisantes et stimulantes, riches en rencontres et en
découvertes. Que ces mois à venir soient, pour vous et vos proches, un temps
de paix et de joies partagées ! Nous tenons aussi à vous remercier vivement pour votre
fidélité. Sans vous, les Églises réformées de Valenciennes et Saint-Amand
& Lecelles n'existeraient pas. Cette fidélité est d'autant plus précieuse
que nous savons combien sont nombreuses les sollicitations et combien il est
devenu difficile de s'engager dans la durée. |
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Janvier 2011 |
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Le mot du mois |
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Joyeux Noël Le principal adversaire des chrétiens, ne serait-il pas la
peur ? Pourtant, la Bible est au premier chef le livre du courage. Dans une des lettres de Paul, il est question de la
préparation au ministère d’un certain Timothée. À cette occasion, il lui est
fait plusieurs recommandations solennelles touchant à sa vocation chrétienne,
dont l’originalité est ici définie avec des mots très forts et qui conservent
aujourd’hui une surprenante actualité. À l’esprit de peur ou de crainte, l’épitre
oppose l’esprit d’énergie, de compassion et de maîtrise de soi : « Timothée ! Ce n’est pas un
esprit de crainte que Dieu nous a donné mais au contraire un esprit
d’énergie, de compassion et de maîtrise de soi. » (2 Timothée 1/7) Dieu met donc à notre disposition une contre‐proposition majeure à l’esprit de crainte, qui est
l’esprit d’énergie, de compassion et de maîtrise de soi. Énergie ? Il n’est pas question de se limiter à croire que Dieu
pourvoira, qu’il va prendre en main la situation pour la résoudre. La foi n’a
pas de rapport avec une quelconque puissance magique. Jésus a résolument
écarté cette option lors des tentations en refusant ce que le diable lui
offrait. Dieu ne peut accomplir son œuvre que par l’intermédiaire de l’homme.
On n’a pas de réponse toute faite. Mais on dispose de ressources, auxquelles
il s’agit de rester connectés ou de se reconnecter. Que lisons-nous dans le
Sermon sur la montagne ? Vous êtes la lumière du monde ! C’est à
dire qu’il y a en vous assez de lumière pour éclairer le monde ! Et le récit
de l’Ascension au début du livre des Actes se termine par cette adresse :
pourquoi perdez-vous votre temps à regarder au ciel ? Sous‐entendu, il y a en vous assez de force pour avancer par
vous-mêmes… Compassion ! Je traduis ainsi le mot agapê, parce qu’il implique le souci des autres. Il rappelle que
nous sommes reliés les uns aux autres et nous devons prendre soin de ce lien.
Pourquoi ? Parce qu’on ne s’en tirera pas tout seul. Bien sûr le climat
actuel pousse à l’égoïsme, au chacun pour soi. Nous avons tous en tête nos
intérêts personnels et cela se comprend. Mais il faut bien voir que du point
de vue de l’Évangile, il n’est de solution valable que si cette solution
prend en compte les besoins d’autrui. On peut avoir des réserves quant à la formulation des
diverses confessions de foi. Dans celle de l’Église Réformée de France,
j’aime à retrouver ce mouvement, qui en préambule "fait monter son cri vers le Père des Miséricordes",
puis affirme manifester sa foi par "la
lutte contre les fléaux sociaux". Dans cet esprit, le mouvement du
Christianisme Social a bien su lier la gerbe d’Amour et Compassion. L’Amour ne nous invite à contempler vers le haut que pour
mieux regarder en bas. Nous sommes conviés à élargir la géographie de notre
cœur, non seulement à la hauteur et à la profondeur, mais aussi à la longueur
et à la largeur (cf. Eph. 3,18). Aucune dimension, aucun point cardinal
n’échappe ainsi à la parfaite géométrie de l’amour parfait allié à la
parfaite compassion. La foi est une protestation au nom de Dieu contre les
captivités qui nous enferment. Dans enfermement, il y a enfer. La foi est une
protestation au nom de Dieu contre l’enfer ! Alors au nom de Dieu
refusons l’idée même de fatalité, si dominante aujourd’hui, elle et tous ses
avatars. Et comportons nous en êtres libres dans l’exercice de leur
souveraineté. C’est cette flamme reçue d’En Haut que Timothée est
exhorté à ranimer au moment d’entrer dans son ministère parmi les peuples
païens. De même, ensemble en ce temps de Noël, passons de la peur
à la confiance profonde, à la foi vivante, celle-là même qui nous rendra
capables d’être des témoins joyeux, capables de faire renaître autour de nous
l’espoir des lendemains du monde. Ne l’oublions jamais, la présence et
l’action de Dieu dans le monde sont en partie déterminées par la réponse que
nous-mêmes avons préalablement donnée à cette présence et à cette action. « C'est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez
fermes, inébranlables, vous appliquant toujours avec un nouveau zèle à
l’œuvre du Seigneur; sachant que votre travail ne vous sera pas inutile
auprès du Seigneur » (1 Corinthiens 15/58). Dans ces dispositions, en tant que témoins du Christ
vivant, ensemble, redonnons sens à la célébration de Noël. Je vous souhaite un « JOYEUX
NOËL ! » Frédéric Verspeeten |
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Décembre 2010 |
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Le mot du mois |
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À propos du défi Michée : « il y a aura toujours
des pauvres parmi vous ! » En lisant la Bible, nous constatons que la pauvreté y
occupe une place très importante. C’est un des thèmes centraux, voire une
réalité biblique. Les lois d’Israël mettent un accent prioritaire sur le
soutien à accorder aux pauvres et aux plus faibles : les malades, les
personnes souffrant des circonstances de la vie et des circonstances
politiques. Les prophètes traitent de ces questions, dénoncent le
mépris des pauvres et les inégalités sociales. Le soutien aux pauvres est en
lien direct avec la foi : « Penses-tu affermir ton règne en
essayant de surpasser les autres par les palais de cèdre ? Souviens-toi
de ton père : il a mangé et bu comme tout homme, mais il a exercé le
droit et la justice et s'en est bien trouvé. Il faisait droit aux pauvres
ainsi qu'aux malheureux, et s'en est bien trouvé. C'est par là que quelqu'un
montre qu'il me connaît, l'Éternel le déclare. Mais toi, tu n'as d'yeux, de
pensées, que pour t'assurer des profits et pour tuer des innocents, pour
opprimer et pour traiter les gens avec brutalité. » (Jérémie 22.15-17). Les livres poétiques nous parlent aussi de la pauvreté ;
pensons au livre de Job, mais aussi aux Proverbes et aux Psaumes, dont les
auteurs crient constamment à Dieu. Israël a connu la précarité tout au long
de son histoire, d’Abraham jusqu’à l’exil en Babylone et au-delà :
famines, esclavage, dénuement dans le désert, pillages, guerres... C’était un
peuple opprimé sans cesse, tout en vivant la bénédiction du Seigneur. Dans l’Ancien Testament nous trouvons dix termes
différents signifiant la pauvreté, qui comprennent tous les notions de ce
qu’est la pauvreté. La pauvreté économique : la famine, la guerre, la
pauvreté sociale, l’exclusion, la vulnérabilité parce qu’on ne peut pas
résister aux autres ; la pauvreté psychologique : la peur, la
solitude ; la pauvreté spirituelle – combien importante ! – : la crainte
d’être abandonné par Dieu, la peur de la mort, la perte de tous les repères. S’il est aussi vrai que la richesse peut aussi être une
bénédiction et que la Bible ne méprise pas les biens matériels qui peuvent
être considérés comme signe d’amour de Dieu, il n’en demeure pas moins que le
jugement face à la richesse est extrêmement dur et que le danger constant de
corruption dû à la richesse (Salomon) existe bel et bien. La pauvreté est une souffrance et le Dieu de la Bible ne
veut pas que Sa création souffre. Il n’est pas indifférent, lointain dans son
ciel. Non, Dieu s’implique et ne veut pas le dénuement. Il s’engage dans le
combat, Il prend position à nos côtés. Le texte fondateur à cet égard est
sans doute celui du buisson ardent (Exode 3). Le Seigneur dit : « J'ai vu la
détresse de mon peuple en Égypte… Oui, je sais ce qu'il souffre. C’est
pourquoi je suis venu… » (v.7s.) Au travers des textes de l’Écriture Dieu nous invite à
nous souvenir que nous sommes tous des pauvres d’une manière ou d’une autre
et qu’au sein de cette réalité il a fait preuve envers nous de miséricorde et
de compassion. De plus il nous invite à donner l’espérance à ceux qui l’ont
perdue ou ne l’on jamais eue. Jésus constatait : « il y aura
toujours des pauvres avec vous, au milieu de vous » était-il à ce point
pessimiste ? ou voulait-il nous montrer que c’était là l’épreuve à
laquelle l’humanité serait toujours confrontée pour révéler notre véritable
nature devant Dieu et voir si nous serions nous-mêmes capables de faire
preuve de générosité et de compassion ! Il s’agit là de justice et
d’équité, à savoir la juste relation entre hommes. Désormais, l’éthique
chrétienne découle de notre foi, et notre conscience doit nous mener vers la
justice et l’équité. Frédéric Verspeeten |
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Novembre 2010 |
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Le mot du mois |
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Pourquoi ? Seigneur,
pourquoi m’as-tu dis d’aimer ?
Seigneur, pourquoi m’as-tu dis d’aimer tous mes frères et toutes mes sœurs ? J’ai essayé, mais vers toi, je reviens effrayé. Seigneur, j’étais si tranquille chez moi, je m’étais installé, je m’étais organisé. Mon intérieur était confortable et je m’y trouvais bien. Seul, j’étais d’accord avec moi-même, à l’abri du vent, de la pluie, des voyous et je serais resté dans ma tour enfermé. Mais à ma forteresse, Seigneur, tu as découvert une faille. Tu m’as forcé à entr’ouvrir ma porte. Comme une rafale de pluie en pleine face, le cri des hommes et des femmes m’a réveillé. Comme
un vent de bourrasque, une amitié m’a ébranlé, comme s’insinue un rayon de
soleil, ta grâce m’a inquiété.
Et j’ai laissé ma porte entr’ouverte, imprudent que j’étais. Dehors, les hommes et les femmes guettaient. Ils sont entrés chez moi, les premiers, Seigneur. Il y avait tout de même un peu de place en mon cœur, jusque là, c’était raisonnable. Mais les suivants, Seigneur… Les autres, je ne les avais pas vus, les premiers les cachaient, ils étaient plus nombreux. Ils étaient plus misérables, ils m’ont envahi sans crier gare. (…) Et ils ne sont pas seuls, mais chargés de bagages : bagages d’injustice, bagages de rancœur et de haine, bagages de souffrance et de péché. Et ils traînent le monde derrière eux, avec tout son matériel rouillé et tordu, ou trop neuf et mal adapté. Seigneur, ils me font mal, ils sont encombrants, ils sont envahissants. Ils ont faim, ils me dévorent. Je ne puis rien faire : plus ils entrent, plus ils poussent la porte et plus la porte s’ouvre. Ah Seigneur, j’ai tout perdu, je ne suis plus à moi, il n’y a plus de place pour moi, chez moi. (…) Ne crains rien, dit Dieu, tu as tout gagné, car tandis que les hommes et les femmes entraient chez toi, Moi, ton Père, moi, ton Seigneur, je me suis glissé parmi eux. Suzanne de Diétrich Suzanne
de Dietrich (1891-1981) est née à Niederbronn (Bas-Rhin) dans une famille d'industriels
enracinée dans la tradition de foi du Ban de la Roche, marquée par les
pasteurs Frédéric Oberlin et Tommy Fallot. En septembre 1939 elle contribue
avec Madeleine Barot (1909-1995) à la création de la CIMADE (Comité
inter-mouvements auprès des évacués) rendue nécessaire par les problèmes
humains dramatiques liés aux réfugiés et aux évacués. En
1941, elle fait partie des 16 pasteurs et laïcs -dont 3 femmes- qui rédigent
la déclaration dite « Thèses de Pomeyrol », soulignant la
résistance de l'Église Réformée de France au nazisme. |
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Février 2010 |
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Le mot du mois |
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Bonne année 2010 ! Au seuil de cette nouvelle année, le pasteur
Frédéric Verspeeten et toute l'équipe du Conseil presbytéral vous adressent
un " salut " très chaleureux et leurs vœux les meilleurs. Nous vous
souhaitons des heures apaisantes et stimulantes, riches en rencontres et en
découvertes. Que ces mois à venir soient, pour vous et vos proches, un temps
de paix et de joies partagées ! Nous tenons à vous remercier vivement pour
votre fidélité. Sans vous, les Églises réformées de Valenciennes et
Saint-Amand & Lecelles n'existeraient pas. Cette fidélité est d'autant
plus précieuse que nous savons combien sont nombreuses les sollicitations que
nous recevons, et combien il est devenu difficile de s'engager dans la durée. Grâce à votre soutien, nous contribuons
ensemble à rendre possible un christianisme d'ouverture. Vous le savez, notre
Église réformée valorise une réflexion et une foi sans œillères ni faux
semblants. Convaincus que nous sommes de la relativité de nos doctrines et de
nos institutions, nous affirmons que croire n'est pas un acte aveugle. La foi
en Dieu n'est pas une dérive dans l'irréel ou une fuite dans un monde
enchanté ! La Bible n'est pas un livre sacré, intouchable, à lire d'une seule
manière ! Nos croyances et nos Églises ne sont pas les propriétaires de Dieu
et les seules dépositaires du sens de la vie ! Il est vrai qu’on a pu reprocher à notre
discours religieux et social son manque de réalisme. Les chrétiens seraient
de doux rêveurs proposant des solutions impossibles et très idéalistes aux
problèmes de notre temps. Les réalités économiques sont là, incontournables,
et nos mots ou nos combats les plus beaux seraient creux dès lors qu’ils ne
s’y soumettraient pas purement et simplement. Occupez-vous du Ciel, vous les
rêveurs, nous disent les réalistes, nous, nous nous occupons de la terre ! Mais il ne s’agit pas de faire rêver
quiconque avec une religion opium du peuple promettant aux croyants des
paradis merveilleux en échange d’une résignation devant les puissances
infernales et les forces tyranniques de notre monde. La révolte fait partie
de notre foi. Croire, c’est vouloir avec passion. Jésus ne s’est soumis ni aux forces de la
haine, de l’injustice, du mal, de la mort, ni aux pouvoirs religieux. Notre révolte dit oui au Dieu de Jésus,
celui avec lequel le mot d’espérance n’est ni une attente passive ni une
chimère démobilisatrice, mais une lutte, un dynamisme transfigurateur, un
courage d’être (P. Tillich). En ce début d’année, nous dirons et redirons
que si nous ne dessinons pas pour l’homme un projet différent, prometteur,
défiant les fatalités, alors notre foi est néant. Qu’allons-nous vivre en 2010 ? Que notre
espérance ait nom utopie, Royaume de Dieu, combat prophétique, peu importe,
elle ne fait pas sien le réalisme des sages et des bien-pensants résignés. Nous avons, pour notre part, toujours aimé
cette maxime un peu folle : « Soyez réalistes, demandez l’impossible ! » Nous
le demanderons à Dieu peut-être, mais à nous d’abord ; c’est en effet Lui qui
nous appelle à l’aide. Exauçons-le ! |
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Janvier 2010 |
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Décembre 2009
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Le mot du mois |
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En
marche et joyeux Noël ! Noël approche, nous allons fêter la venue du
Christ dans le monde. Or « Christ » signifie « Messie ». Dire que Jésus est
le Christ, c’est dire que le Messie est venu, qu’il n’y a plus à l’attendre
et que nous sommes déjà dans les temps messianiques, les promesses de Dieu,
en Jésus, sont réalisées… Non me direz-vous ! Il est vrai, nous vivons
dans une sorte de contradiction : il faut admettre qu’aujourd’hui,
les promesses ne sont pas pleinement réalisées, tout n’est pas paix, justice
et bonheur dans ce monde, le lion ne broute toujours pas de l’herbe, et le
loup ne dort toujours pas avec l’agneau (Ésaïe 65,25). Jésus n’aurait-il donc pas accompli toutes
choses ? Au point que certains chrétiens attendent encore, ils attendent le
retour du Christ comme si le Christ n’avait pas encore accompli toutes
choses. Ils attendent un retour matériel du Christ et font la même erreur que
certains juifs qui ont crucifié Jésus : ils attendent une manifestation
concrète et autoritaire de Dieu qui s’accomplirait sans le consentement des
hommes. Mais justement, Jésus n’a pas voulu répondre à cette attente. Il a
montré que son Royaume n’est pas de ce monde. La paix qu’il donne est
intérieure ; la richesse qu’il offre est celle du cœur ; s’il donne une
lumière, elle ne se compte pas en kilowatts ; il est bien une source d’eau,
mais pour nous abreuver intérieurement ; et il est bien un pain, mais cela
n’arrangera pas la famine dans le tiers-monde, il est une nourriture
spirituelle qui peut nous nourrir pour la vie éternelle. Jésus nous l’a dit, le Royaume de Dieu ne
s’impose pas et ne s’imposera jamais aux hommes. Il est offert. Il dépend
ensuite de nous de l’accepter, de le mettre en nous, de l’accueillir, et
ensuite de l’actualiser sur cette Terre. Le Royaume de Dieu, ce n’est pas
pour demain, il est là, pour nous, en nous, si nous l’acceptons. Chaque jour
nous sommes appelés à écrire l’histoire avec ce que nous y mettons, car Dieu
ne prévoit pas à l’avance ce qui déterminera le cours des choses. Dans une société où l’argent est devenu le
maître à penser, et où n’a de valeur aujourd’hui que ce qui permet un profit
immédiat, ceux qui se mettent à l’écoute de leur cupidité et de leurs
passions, inscrivent le mal dans l'histoire. Le repentir, c’est à dire le
retour vers Dieu rend toujours possible une nouvelle participation des hommes
à l’œuvre de Dieu, et de collaborer à nouveau avec lui dans le sens positif
de l’histoire. Que
nous est-il demandé ? Il nous est demandé
d’évangéliser jusqu’aux
extrémités de la terre ! Certes ! Voilà le
maître mot et l’ordre impérieux du moment,
l’obligation à laquelle tout chrétien doit se
soumettre. Il faut raconter, témoigner, convaincre, sous peine
d’être un chrétien lâche, indigne du Christ,
de ce qu’il a fait pour le monde et pour nous… Mais en
quoi cela consiste ? Évangéliser, c’est d’abord, et peut-être
surtout, évangéliser notre relation à l’autre, d’abord celui qui est tout
proche, en enlevant à cette relation ce qui est contraire à l’Évangile et à son
souffle de liberté. Un Dieu qui ne s’impose pas à notre foi, mais qui se
laisse croire et retrouver, c’est un Dieu qui nous aime d’abord libres de
croire en lui, ou non. Restons à son écoute pour trouver ou
retrouver en cette période de fêtes le sens des valeurs justes. Notre
relation à Dieu engage notre vie, elle est aussi importante que la vie que
nous menons, que l’air que nous respirons, que le pain que nous mangeons. Est-ce un programme impossible à
réaliser ? Est-ce un sommet inaccessible ? Souvenez-vous de ce
texte ancien que je vous invite à relire (Deutéronome 30, 1-20) : « Ce
commandement que je te prescris aujourd'hui n'est certainement point
au-dessus de tes forces et hors de ta portée. Il n'est pas dans le ciel, pour que tu
dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l'ira chercher, qui nous le
fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? Il n'est pas de l'autre côté de la mer,
pour que tu dises: Qui passera pour nous de l'autre côté de la mer et nous
l'ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en
pratique ? C'est une chose, au contraire, qui est tout
près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en
pratique. Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie
et le bien, la mort et le mal. Choisis la vie, afin que tu
vives ! » Jésus le Christ, le Messie est venu à Noël,
il n’y a plus à l’attendre : Emmanuel ! Dieu avec nous !… Puisqu’il en est ainsi, la joie de Noël doit
nous accompagner tout au long de notre chemin. Elle est et sera toujours
notre force pour aller de l’avant et mettre en œuvre le Royaume de Dieu. En marche et joyeux Noël ! |
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Décembre 2009 |
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Le mot du mois |
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La fidélité de Dieu ! Psaume 31, 20 à 25; Psaume 89, 2, 3, 15, 25, 25, 29, 34, 50; Psaume 107, 1, 8, 15, 21, 31, 43; Psaume 136 Deutéronome 7, 6 à 11, 34, 6 et 7 Luc 16, 9 à 13 Cet ensemble de textes que je vous propose parlent de la
fidélité de Dieu. Le Psaume 31, évoque la démarche d’un homme qui sait que
Dieu demeure dans bien des circonstances de la vie le seul refuge. Au verset
3 il considère que Dieu est comme un rocher protecteur. Mais le psalmiste, au
travers de ses combats et des pièges qui le menacent, face à ceux qui le
jugent, confesse que ses destinées sont dans la main de Dieu… Un Dieu qui est
et demeure fidèle à son alliance et à ses promesses. Le livre du Deutéronome, dans le chapitre 7 (versets 6 à 11) évoque, entre autres, le choix de Dieu. Il s’est choisi Israël parmi de nombreux peuples et il l’a conduit pour qu’il accède à la liberté dans tous les sens du terme. L’auteur affirme que Dieu est fidèle, qu’il reste et qu’il est toujours miséricordieux et bon (c'est son essence même Deut. 34, 6 et 7) … mais il ajoute, envers ceux qui l’aiment. "Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa fidiélité dure à toujours". C'est l'appel de l'auteur du Psaume 89 qui reconnaît dans toute la vie du peuple d'Israël la fidélité de Dieu. Tout comme le Psaume 107 (versets 1, 8 15, 21, 31 et 43). C'est aussi le refrain du Psaume 136, répété 26 fois !!! Enfin Jésus, dans l’évangile selon Luc, affirme que
celui qui est fidèle dans les petites choses le sera aussi dans les grandes… La fidélité de Dieu, voilà un thème que nous conjuguons
à toutes les sauces. Dans la Bible déjà nous pouvons trouver beaucoup de
choses à dire. Dieu se présente comme un Dieu fidèle, ce qui sous-entend
qu’il l’est par nature et que cela est chez lui immuable, perpétuel. Ainsi
Dieu dans sa fidélité porte sans cesse un regard favorable sur l’humain. Mais envers qui Dieu est-il fidèle ? C’est toute la
question ! - Fidèle envers tous les
hommes ? - Fidèle envers ceux qu’Il a
choisis ? - Fidèle envers un petit
nombre ? - Fidèle envers son peuple, et
surtout envers ceux qui gardent son alliance ? La Bible en témoigne : Dieu est fidèle en tout
cela… ! Mais les hommes ne le comprennent pas toujours très
bien. Il est difficile d’admettre que Dieu soit bon et fidèle envers ceux
dont la vie est tournée vers le mal sous toutes ses formes. Le livre des
Actes souligne que Dieu fait lever son soleil sur les justes et sur les
impies. Et Dieu demeure prêt à rejoindre la vie de tout homme qui désire
enfin changer de voie. Fidèle, il l’est encore envers ceux qu’il a choisi… son
peuple, Israël, son Église, la multitude des croyants en tous lieux et de
tous temps... Voilà bien ce que les religions ont eu beaucoup de mal à
comprendre. Pour faire bref, le christianisme revêt de nombreux
visages. Dès les origines l’Église néotestamentaire fait apparaître une
diversité. D’un côté il y a les judéo-chrétiens, juifs d’origine, mais il y a
aussi les chrétiens issus du monde grec qui désirent croire en Jésus et
respecter la Loi. Et puis il y a les anciens « craignant-Dieu » et
les anciens prosélytes déjà proches du judaïsme. Ceci donne naissance à des
communautés différentes. En Actes 15 Pierre, Paul et Jacques se mettent
d’accord : un seul Dieu, des expressions différentes mais une foi
commune dans des formes différentes. Pourtant quand l’Église sera associée au pouvoir, elle
voudra fonder un collège unique et l’imposer à tous, au travers de ses
tensions doctrinales et par un contrôle de la vie de chacun. Alors
surviendront les plus grandes plaies du christianisme dont la séparation au
nom de la fidélité. Condamnations, accusations d’hérésies, procès, traque,
mise à mort... Notre histoire protestante en est meurtrie. Ici à Valenciennes
Pierre Brully et Guy de Brès en témoigneront douloureusement par leur vie,
leur message, leur martyre provoqué par une institution ecclésiale aveuglée. Dieu est fidèle envers celui qui le cherche et cette
fidélité ne s’exprime pas dans une Institution, mais dans une Relation. Je
crois qu’il n’y a qu’une seule fidélité de Dieu et qu’elle se conjugue et
s’habille de plusieurs manières. Dieu est fidèle de la même manière envers
tous. L’amour de Dieu s’adresse à tous et rejoint chaque homme
dans le secret de son cœur. Il faut, et c’est un devoir, que cessent partout
les accusations que l’on entend entre fidèles et infidèles. Celui qui
considère l’autre comme infidèle et croit avoir le droit de lui retirer ses
droits, de le juger, de le condamner, de le faire même mourir au nom de sa
manipulation de la Règle d’or, qui ne souffre pourtant aucune exception,
n’est pas l’ami de Dieu comme l’était Abraham, mais l’ami du destructeur. Dieu ne délègue sa justice à personne. Sa fidélité est
sans borne envers ceux qui le cherchent. Voilà la Bonne Nouvelle de
l’Évangile qui nous atteint aujourd’hui encore : la grâce est pour tous, et
il n’y a pas de régime spécial, pas de régime de faveur ! Ainsi, Dieu
dans sa fidélité appelle chacun à être fidèle dans sa propre vie et à n’avoir
aucun projet, aucun fantasme sur la vie d’autrui, si ce n’est qu’il trouve
lui-même sa voie. Sébastien Castellion écrivait : « Tuer un
homme, c’est toujours tuer un homme, et ce n’est pas tuer une
doctrine ». Notre Dieu est fidèle, bon, secourable et proche de tous
ceux qui le cherchent. Il ne fait de mal à personne. Il invite le pêcheur à
changer de voie et de vie. Il ne met pas dehors celui qui se tourne vers Lui,
mais il le rejoint et l’accompagne. Voilà 130 ans que cette chapelle fut inaugurée… Elle
était l’aboutissement d’une fidélité à la Parole… Les temps changent, nous
n’exprimons plus nos louanges de la même manière et nos cultes ne sont pas
tout à fait comme ceux de nos pères. Mais Dieu n’a pas changé et en ce jour
il nous rappelle qu’il est fidèle dans sa grâce, sa bonté, son amour
indéfectible. Mais qu’en est-il de notre fidélité ? Qu’en est-il
de notre foi, de notre engagement au service de l’Église et de nos
frères ? Qu’en est-il de notre présence dans le Monde ? Comment
témoignons-nous de cette fidélité de Dieu, de sa vie, de sa présence ? Le contexte est différent de celui des années 1870. Nous
sommes dans un monde en quête de repères, dans un monde religieux aux
étiquettes multiples, et aux réponses parfois pertinentes et parfois
mensongères. Témoignons-nous humblement, avec foi et confiance et dans le
respect des autres de l’amour de Dieu ? Chacun de nous doit répondre à cette question pour
lui-même d’abord et avec ses frères. Sans crispation sur le passé, sans
regret, mais en acceptant que Dieu, encore aujourd’hui, ici et là, par son
Esprit, demeure le maître de toutes choses. Les idées dans notre monde sont relatives. Elles sont
novatrices, puis elles meurent ! Rien n’est idéal. Aucune idée n’est
parfaite, mais si nous mettons en œuvre ces idées imparfaites comme preuve de
notre fidélité envers Celui qui est fidèle, alors il nous rejoindra et sa vie
se communiquera à nos projets. Jésus dit à ses disciples avant de les
quitter, en Matthieu 28, « moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à
la fin du Monde » ! Amen. Pasteur Frédéric Verspeeten Prédication donnée le dimanche
4 octobre 2009 |
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Novembre 2009 |
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Le mot du mois |
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Lecture
Qohéleth 3/ 1-22 Ce chapitre est
l’un des plus connus du livre de l’Ecclésiaste : « Il ya un temps
pour tout…. ». Il en est ainsi dans la vie, et l’Ecclésiaste nous invite
à jouir des temps heureux, à faire ce que l’on doit faire en tout temps en sachant
qu’heureux ou malheureux, le temps passe et s’écoule, comme une poignée de
sable dans notre main. Le sable coule entre nos doigts et que reste-t-il ?
Rien ! A l’image du sable qui coule, de même le travail de l’un ou
l’autre dans l’Église s’efface ! Malgré cela, une
promesse nous est donnée ici au verset 11 : Dieu fait toutes choses
belles en son temps ! Notre
devoir : se préparer à ce temps promis en travaillant avec persévérance,
avec confiance, attendre sans paresse, ce temps où Dieu fera toutes choses
belles. Ce qui compte le
plus pour moi dans ce chapitre, ce sont ces deux affirmations du verset
11 : « Il fait toutes choses bonnes en son temps ; même
il a mis dans nos cœurs la pensée de l’éternité », malgré la mort. La philosophie de
John Cobb, figure marquante de la théologie du « Process », est
proche de celle du livre de l’Ecclésiaste auquel il attache beaucoup
d’importance, à ce texte en particulier : Dieu peut amplifier les bonnes
choses, souhaitez-les, désirez-les, persévérez dans votre marche,
appliquez-vous dans tout ce que vous faites et Dieu fera réussir votre
entreprise, de bonnes choses se produiront. Pour les
théologiens du « Process » la réalité est dynamique, changeante, en
« process » (en cours, en marche, en évolution) ; la création n’est donc pas
définitive et achevée mais évolutive et ouverte sur l’avenir ; de même, la
personne humaine, comme tout ce qui compose le réel, n’est pas définie une
fois pour toute et reste en constant devenir. Ce vaste réseau de dépendance
et de transformation qui structure le réel appelle une manière spécifique de
penser Dieu et les éléments de la foi chrétienne : Dieu est pensé comme
une force de nouveauté et de créativité qui transforme le monde, ne cesse de
l’ouvrir sur de nouvelles possibilités qui visent à le rendre plus
harmonieux, moins déchiré et torturé. « Dieu, écrit Cobb, est un amoureux du
monde qui attire celui-ci toujours plus loin, au-delà de ce à quoi il est
parvenu, en affirmant la vie, la nouveauté, la conscience et la liberté, encore
et toujours. » Dieu est ce qui permet au possible de l’emporter sur
l’impossible, et Il se laisse lui-même transformer par ce qui se produit dans
le monde. En ce début d’année, je vous exhorte donc à la
persévérance avec le courage de la confiance. L’abandon entre les mains de Dieu ne dispense ni
d’efforts, ni d’engagements. Le jésuite hongrois Gábor Hevenesi (XVIIe
siècle) l’a bien exprimé avec cette maxime : « Fiez-vous à Dieu, en agissant
comme si le succès de chaque chose dépendait entièrement de vous et nullement
de Dieu, et cependant, en employant tous vos soins à la faire réussir, ne
comptez pas plus sur eux que si Dieu seul devait tout faire en vous. » Nombreux sont ceux qui témoignent, par leurs écrits ou
leur vie, qu’il n’y a pas d’abandon sans combat, pour lequel et dans lequel
on se laisse désarmer. Ou à l’inverse, pas de combat sans abandon. Les
Lettres et notes de captivité du pasteur Dietrich Bonhoeffer, exécuté par les
nazis en 1945, montrent qu’il apprit à s’abandonner entre les mains du Père,
sans jamais céder au fatalisme, sans renoncer ni à prier pour sa libération
ni à se préoccuper de l’avenir de la foi et de l’Église. Suis-je un idéaliste, un rêveur, un utopiste et même un
naïf ? Dans les faits, il n’en est rien. Si je dois donner une définition
simple de ce qu’est un idéaliste, je dirais que c’est le contraire d’un homme
résigné. Il ne se résigne pas à ce que le monde soit comme il est et qu’il ne
puisse être autrement. L’idéaliste est un homme d’espérance. L’espérance,
c’est croire que la transformation du monde est possible. L’espérance et
l’idéalisme, c’est le contraire de l’accoutumance à la médiocrité et à
l’injustice. Les idéalistes sont des hommes de foi. Alors, au moment de la reprise de nos activités je vous le
dis : « Bonne année ! » Pasteur Frédéric Verspeeten |
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Octobre 2009 |
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Le mot du mois |
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Le thème de la vigne est au cœur de l'Écriture. L’image
est souvent appliquée dans l’Ancienne Alliance au peuple d’Israël :
Israël est la vigne aimée de Dieu. Mais au lieu du fruit attendu, espéré par
Dieu, disent les prophètes Ésaïe et Ézéchiel, la vigne a donné de mauvais
fruits : « Il espérait qu’elle produirait des raisins, mais elle a produit
des fruits infects ! », dit Ésaïe 5,2. Dans l’Évangile de Jean, Jésus reprend cette image de la
vigne de Dieu en se présentant lui-même comme le vrai cep, la vraie vigne de
Dieu : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure
en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit. » (Jean 15, 1-8) C’est toute la force de notre appartenance au Christ qui
est évoquée dans cette parabole du cep et des sarments. C’est une incroyable
révélation de la part de Jésus. Pourquoi ? Tout d’abord, parce qu’il y a ici l’intervention directe
et constante de Dieu. « Mon Père est le vigneron », dit Jésus. Dieu s’occupe
sans cesse de ce cep et de ces sarments que nous sommes : « Tout sarment qui
porte du fruit, Dieu l’émonde pour qu’il porte encore plus de fruit », dit
Jésus. Il nous est difficile d’expliquer ce mystère, cette situation, mais la
vie ne s’explique pas : elle se vit ! En affirmant que son Père est le vigneron, Jésus affirme
que Dieu est à l’œuvre, non seulement en son Fils, mais encore, par son
intermédiaire, en chacun de nous. Ensuite aussi parce que nous formons avec Jésus la
totalité de la plante. Nous faisons partie de la plante. Nous sommes sur le
cep ou plus exactement dans le cep. Jésus affirme : « Je suis le
vrai cep », l’humanité vraie, la totalité de la vie, la réalité de la
vie, et vous, vous êtes les sarments. Il n’est pas question ici d’une
initiative de l’homme, ce n’est pas nous qui pouvons nous greffer sur le cep
mais c’est Dieu qui nous place là. Ainsi, nous sommes tous appelés à vivre la joie de cette
appartenance au Christ, la joie d’être les sarments qui sont sur le cep, la
joie d’être en communion vraie et totale avec le Christ. Joie du cep qui sait
que ces sarments vont produire du fruit en abondance. Mais joie aussi du
sarment qui ne comprend pas comment il se trouve là, comment la sève
vivifiante du Christ passe infailliblement dans les sarments et comment cette
sève qui vient du cep en lui se transforme en cette abondance de fruits. Cette relation est fondatrice de l'être chrétien. Elle ne
saurait être occasionnelle ou secondaire. Jean exprime cette nécessité
fondatrice par le verbe « demeurer » qu'il n'emploie pas moins de
sept fois ici. Demeurer en Lui comme Lui demeure en nous. Ainsi, tous ceux
qui suivent ses paroles, tous ceux qui demeurent en lui, tous les sarments
qui demeurent sur le cep, forment avec Jésus la vraie vigne de Dieu qui porte
beaucoup de fruits. Oui ! Dieu aime l’homme au point de devenir nous, au
point de s’incarner en nous. Etre un homme est devenu un motif de joie et de
gloire. Dieu a redonné sa valeur à sa création. Il a racheté l’homme. Il l’a
recréé en permettant à son Fils de s’incarner comme homme. « Si quelqu’un est
en Christ, dit Paul, il est une nouvelle création. » Que faut-il donc que nous fassions, nous ? Jésus nous
répond : « Demeurez en moi. Demeurez dans mon amour. » L’amour dont je vous
aime passera dans votre vie. Je serai en vous. Vous vous aimerez les uns les
autres. Vous deviendrez dans le monde la communauté de l’amour. Vous
deviendrez le levain qui fait lever toute la pâte. Ce fruit apportera au
monde affamé la nourriture dont il a besoin. Il apportera au monde la vie et
l’amour. Quand je vous dis qu’il s’agit vraiment d’une histoire
d’amour !... Frédéric Verspeeten |
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Juin 2009 |
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Le mot du mois |
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Le
Royaume et l’homme nouveau Nous savons depuis longtemps, hélas, que les sociétés
génèrent à leurs marges diverses formes d’exclusion de toutes sortes. Très
tôt dans l’histoire, le peuple hébreu réalise que les plus faibles, veuves et
orphelins, symbolisent ces exclus qu’il faut protéger. Les émigrés,
population particulièrement exposée hier comme aujourd’hui sont aussi l’objet
de sa sollicitude : Tu te souviendras que tu as été étranger au pays
d'Égypte… Pour leur époque, les Hébreux sont très en avance avec la Loi !
La prédication des prophètes reprend la Loi en insistant
sur la justice de Dieu qui devient peu à peu la justice entre les hommes
eux-mêmes. Jésus lui-même radicalise le discours en affirmant la
grâce, la gratuité du Salut, la levée des malédictions. Qu’il soit estropié,
malade, ou païen, qu’il soit collecteur d’impôts ou lépreux, Jésus le guérit,
le relève, le réintroduit dans la société et signifie que tous sont enfants
de Dieu. Pas d’exclus ici mais une éthique fondée sur le pardon, l’accueil,
l’amour. Dès lors qu’on s’affirme chrétien, comment laisser dans
l’indifférence les exclus de tous bords de nos sociétés ? Fondé sur la Loi,
la justice et la grâce, le Royaume définit un homme nouveau. L’action
diaconale, le christianisme social, deviennent signes du Royaume, prédication
de l’Évangile. Agir pour les autres, c’est entrer dans une démarche
d’espérance car chacun est appelé à la vie. C’est vivre l’amour de Dieu qui
nous est signifié dans l’Écriture. C’est aussi partager la joie du Royaume et
la patience car nous savons que le chemin est parfois bien long avant de voir
un malheureux se relever. Agir, c’est également vivre la responsabilité que
nous avons vis-à-vis des autres. Cette responsabilité et l’agir diaconal sont
un signe de la confiance que Dieu lui-même place en nous. Ne soyons donc pas
étonnés de constater que l’action envers les plus pauvres ait accompagné de
tous temps l’annonce de l’Évangile. Que ce soient les Pères de l’Église ou
les Pères de la Réforme, tous ont insisté sur les œuvres, sur l’attention à
porter envers ceux que les circonstances ont défavorisés ou détruits. Hier
comme aujourd’hui, c’est l’action et la générosité qui marquent les esprits,
interpellent les gens. Nous ne le savons que trop, la prédication sans action
reste un discours vide, un contre-témoignage. « Faites ce que je dis, pas ce
que je fais » n’a jamais attiré personne. À l’inverse, il est clair que
l’action diaconale sans annonce de l’Évangile, sans parole vivante et forte,
ne devient que fragilité et rapidement découragement puis abandon face à
l’ampleur de la tâche. Ce n’est pas par idéal philosophique ou politique que
nous agissons, mais c’est en répondant à l’appel puissant du Sauveur que nous
allons vers ceux qui se sentent perdus, rejetés, enfermés. C’est bien là, à
la suite des prophètes, du Jésus de l’Histoire, de la « nuée des témoins »
que s’expriment la force du christianisme et le sens de notre démarche. Notre synode
régional qui aura lieu les 20, 21 et 22 novembre 2009 traitera du thème de la
diaconie : Solidaires au nom de
Jésus-Christ. Quand l’Eglise reconnaît sa vocation diaconale. Ce
dossier de 50 pages, a été préparé par une
équipe luthéro-réformée : Caroline
Baubérot, Olivier Brès, Isabelle Grellier, Fritz
Lienhard, Bernard Saettler. Il a été envoyé aux
membres de nos deux conseils presbytéraux, mais n’est pas
réservé à eux seuls. Nous sommes tous
concernés ! Ce document est disponible sur simple
demande auprès de votre pasteur ! Frédéric Verspeeten |
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Mai 2009 |
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Le mot du mois |
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Le Vide… Qu'évoquent les récits de Résurrection ? Pierre et Jean, sur les dires des femmes, de ces femmes
comme telles, mais aussi comme médiatrices de toutes les communautés
porteuses de ce message, se rendent en hâte au Tombeau, pour vérifier… Mais ils n'y peuvent précisément… rien voir. Dans le
tombeau disparaît la chose à voir. Risque alors de naître la relation à la personne…. Entre les deux mouvements, celui de voir et celui de
croire, gît l'inévitable enjambement, qu'on nomme la Foi. Le mystère par excellence - que ne peut éviter personne
puisqu'il s'agit de la mort - débouche inexorablement sur ce…vide. Par rapport à cette chose à contempler, la Foi est
Libération. Elle perce le mystère, pénètre jusqu'à la personne mais ne
repose jamais que sur la seule relation avec elle. L'Ange ne dit rien d'autre que : "Celui que vous
cherchez n'est pas ici” (Marc 16,6) La Foi est libération par rapport à la réduction à la
chose à contempler, pour passer à la relation à la personne sur qui, seule,
elle repose, et de qui elle dépend. C'est bien ce qu'éclaire le message de l'Ange :
"Celui que vous cherchez n'est pas ici "… Celui que l'on cherche à atteindre à travers cette mort
n'y est pas lui-même domicilié. La quête débouche sur un gouffre : le vide. C'est en passant au-delà - de l'autre côté de la rive- en
enjambant l'abîme qui nous sépare, qu'alors éclate la Foi… sans pouvoir
trouver aucune espèce de justification dans le fait, dans l'objet, dans la
chose. Ce n'est qu'à cette condition et à ce prix que l'amour est
possible. Ne peuvent jamais cohabiter amour et preuve. L'amour, par
nature, exclut toute vérification. Le besoin de preuve détruit la relation,
en tentant de s'y substituer. D’après Charl Georges Lethé, Le tombeau vide. |
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Avril 2009 |
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Le mot du mois |
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Jésus se retira pour prier ... Nous sommes déjà loin de Noël et bientôt viendra le temps de Carême,
nos vies s'agitent tant de choses nous préoccupent, il y a tant et tant de
sollicitations autour de nous. Nous avons parfois l'impression de nous perdre
nous mêmes. Jésus très souvent avant les grands moments de sa vie s'est retiré
pour prier. Vieille méthode qui parait usée et dépassée diront certains. Mais
je crois au contraire que c'est le chemin vers une vie différente et
transformée La prière paraît être essentiellement une tension de l'esprit vers ce
qui dépasse notre monde. En général, elle consiste en une plainte, un cri d'angoisse, une
demande de secours. Parfois elle devient une contemplation sereine du
principe immanent et transcendant de toutes choses. On peut la définir
également comme une élévation de l'âme vers Dieu. Comme un acte d'amour et
d'adoration envers celui d'où vient la merveille qu'est la vie. En fait, la prière représente l'effort de l'homme pour communier avec
un être invisible, créateur de tout ce qui existe, suprême sagesse, force et
beauté, Père et Sauveur de chacun de nous. Loin de consister en une simple récitation de formules, la vraie
prière représente un état mystique où la conscience s'absorbe en Dieu. Cet état
n'est pas de nature intellectuelle. Aussi reste-t-il inaccessible autant
qu'incompréhensible aux philosophes et aux savants. De même que le sens du
beau et l'amour, il ne demande aucune connaissance livresque. Les simples sentent Dieu aussi naturellement que la chaleur du soleil
ou le parfum d'une fleur. Mais ce Dieu si abordable à celui qui sait aimer se
cache à celui qui ne sait que comprendre. La pensée et la parole font défaut
quand il s'agit de le décrire. C'est pourquoi la prière trouve sa plus haute
expression dans un essor de l'amour à travers la nuit obscure de
l'intelligence. Frédéric Verspeeten |
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Mars 2009 |
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Le mot du mois |
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Au sujet de la
guerre Israël - Gaza, une déclaration émanant des communautés juive,
musulmane, chrétiennes, bouddhiste, a été lue le jeudi 15 janvier à 17h
Palais Rihour, à Lille, en présence de la presse. J’ai été l'un des
artisans de ce texte en tant que président local de la Conférence Mondiale
des Religions pour la Paix. Je le propose à votre réflexion comme billet du
mois. Frédéric Verspeeten [Proche
Orient : les confessions religieuses de notre région parlent d’une même
voix Nous, représentants des confessions religieuses de notre
région : catholique, orthodoxe, protestante, juive et musulmane, nous
sommes rassemblées ce jeudi 15 Janvier au Palais Rihour à Lille, pour nous unir dans un même temps de prière
pour la paix entre les peuples du Proche Orient. Nous exprimons notre vive émotion et nous condamnons la
violence qui touche depuis trop longtemps les populations civiles
israéliennes et palestiniennes et qui entrave
l’instauration d’une paix juste et durable entre les peuples. Nous
appelons à l’arrêt immédiat des combats pour aboutir à une paix définitive au
Proche Orient. Nous condamnons tous les actes racistes et antisémites qui
ne font qu’exacerber les tensions dans notre pays. Nous tenons à rappeler les
relations d’amitiés déjà anciennes que nous avons nouées et nous insistons
sur le dialogue régulier que nous avons instauré dans le strict respect des
croyances et des positions de l’autre. Nous en appelons solennellement, dans cette douloureuse
période, à l’esprit d’écoute, de dialogue et de respect mutuel, pour que le
« vivre ensemble » soit plus que jamais le credo des français de
toutes confessions et de toutes opinions dans notre pays. Soucieux de construire un
avenir ou chacun pourra vivre et s’épanouir librement dans l’écoute et le
respect des autres, nous appelons à développer dès aujourd’hui de multiples
manières toutes les initiatives d’éducation à la Paix et à la connaissance
mutuelle, afin de rompre la logique des armes
et de la violence qui entraîne toujours plus de violence. Dans ce
sens nous voulons souligner le travail de nombreux groupes partout dans
le monde et dans notre pays qui sont déjà engagés dans cette démarche et nous
en faire nous aussi les artisans.] 0 o 0 o 0 o 0 Voici une prière de Shafique Keshavjee, que
je vous propose de faire nôtre :
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Février 2009 |
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Janvier 2009
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Le mot du mois |
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Evangile de Jean 15 versets 1 à 8 1 « Je suis le
vrai cep et mon Père est le vigneron. 2 Il enlève tout
rameau qui, uni à moi, ne porte pas de fruit, mais il taille, il purifie,
chaque rameau qui porte des fruits pour qu'il en porte encore plus. 3 L'enseignement
que je vous ai donné vous a déjà rendus purs. 4 Demeurez unis
à moi, comme je suis uni à vous. Un rameau ne peut pas porter de fruit par
lui-même, sans être uni à la vigne ; de même, vous ne pouvez pas porter de
fruit si vous ne demeurez pas unis à moi. 5 Je suis le cep,
vous êtes les rameaux. Celui qui demeure uni à moi, et à qui je suis uni,
porte beaucoup de fruits, car vous ne pouvez rien faire sans moi. 6 Celui qui ne
demeure pas uni à moi est jeté dehors, comme un rameau, et il sèche ; les
rameaux secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent. 7 Si vous
demeurez unis à moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que
vous voulez et vous le recevrez. 8 Voici comment
la gloire de mon Père se manifeste : quand vous portez beaucoup de fruits et
que vous vous montrez ainsi mes disciples. * * * * * * * Je suis le vrai cep et mon Père est le vigneron. Sans moi,
vous ne pouvez rien faire ! Dans ce très beau texte, Jean nous rappelle que nous
sommes le peuple de Dieu. Il nous nourrit de sa présence, de son Esprit, de
sa vie. Il travaille dans sa vigne, il en récolte les fruits. Il est difficile pour les humains d’accepter que tout ce
que nous avons-nous est donné par Dieu, pourtant, dans ce passage, l’évangile
une fois de plus, nous y invite. Mais voilà, notre orgueil résiste !
Est-il bien vrai que sans lui je ne peux rien faire ? Non, en réalité
nous pouvons faire beaucoup de choses ! Ce que Dieu nous demande
d’accepter, c’est d’entrer dans sa vision des choses. Loin d’être un despote,
un maître impitoyable et dur, il est proche de nous et nous exhorte à
considérer que nous avons tous notre place dans son œuvre. Certes nous pouvons nous tromper parfois. Alors, il
interviendra et coupera ce qui n’est pas bon. La vie nouvelle qu’il nous
offre et qui est déjà à l’œuvre dans nos vies n’est pas une vie sauvage.
Jésus nous appelle à rester enracinés dans l’enseignement qu’il nous a donné
pour que sa Parole transforme totalement notre être. Dieu veut en permanence
purifier nos actes, nos pensées, nos relations, notre perception des autres,
c’est un travail incessant. Remarquez qu’avec avec nous, avec la nature
humaine, il a fort à faire mais il ne se décourage pas. Il persévère, il agit
et c’est peut-être là ce qui nous différencie. Quand les choses vont mal, les
croyants souvent se découragent. Quand nos projets n’aboutissent pas, nous en
rendons même Dieu responsable ! Oui, mais lui ne cesse de couper, de corriger,
d’émonder malgré nos cris et nos jérémiades, pour que la vie nouvelle qu’il
nous donne atteigne pleinement son but et prenne toute sa place dans nos
vies. Sur ce chemin il n’y a pas de surdoués de la foi, nous
sommes tous des êtres perfectibles, pêcheurs oui mais aimés de Dieu, sauvés
en espérance et conduits par sa main bienveillante. Sans Lui, nous ne pouvons
rien faire ? Qu’à cela ne tienne : offrons-lui à nouveau notre vie
et demandons-lui de nous aider à vivre cette nouvelle année 2009 plus
fermement encore attachés au cep ! Frédéric Verspeeten |
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Janvier 2009 |
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Décembre 2008
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Le mot du mois |
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Evangile de Marc 16 versets 15 à 20 15 Puis il leur
dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la
création. 16 Celui qui
croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera
condamné. 17 Voici les
miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront
les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; 18 ils saisiront
des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de
mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. 19 Le Seigneur,
après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de
Dieu. 20 Et ils s'en
allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la
parole par les miracles qui l'accompagnaient. * * * * * * * Le texte ci-dessus est la finale de l’Évangile de Marc,
finale qui n’est pas présente dans tous les documents anciens. L’Évangile se
termine alors brutalement au verset 8, avec l’étonnement des femmes qui ont
constaté la résurrection du Christ et à qui il est apparu. Elles sont
bouleversées, étonnées : Elles
sortirent du sépulcre et s'enfuirent. La peur et le trouble les avaient
saisies; et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur effroi. Cet
ajout, bien que court, qui conclut notre Évangile (versets 9 -20), n’est pas
sans intérêt. L’accent est mis sur la mission qu’il convient d’accomplir au
nom du Christ ressuscité. Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à
toute la création (15). Nous sommes
tous concernés par cette mission : ce que Jésus dit ici à ses disciples,
c’est aussi à nous qu’il le dit. Et le texte ne parle pas seulement de
mission d’annonce de l’Évangile par les disciples, mais aussi de l’œuvre du
Seigneur lui-même, qui veille à accomplir sa Parole et ses Promesses. N’ayez pas peur, ne dites pas
n’importe quoi, ne le dites pas n’importe comment, mais annoncez que celui
qui croira sera sauvé. Des signes accompagneront cette mission, les mauvais esprits seront chassés ! J’y vois,
au-delà des pratiques d’exorcisme, tous les combats que nous avons à mener
pour déloger et faire reculer tout ce qui avilit l’homme. Tout ce qui est
fait, construit par les humains pour asservir leurs frères doit être brisé Ils parleront
des langues nouvelles, nous dit
encore ce bref passage de l’Évangile. On pense tout de suite à la Pentecôte, mais
aujourd’hui, n’avons-nous pas aussi à faire d’énormes efforts de
compréhension envers tous les peuples du monde entier, portés par leur propre
culture qui nous invite à réinventer de nouvelles manières de vivre l’Évangile. Il ne s’agit plus seulement
pour nous vieille Europe d’exporter l’Évangile, mais de le recevoir aussi des autres ; de se
mettre au service les uns des autres pour une compréhension renouvelée de l’Évangile… Les malades,
seront guéris dit enfin le texte. Les
chrétiens disciples du Christ sont les messagers d’un Dieu vivant qui ne se
contente pas de promesses mais qui vient guérir nos corps et nos cœurs,
transformer notre manière de voir la vie et qui, dans la maladie nous promet
d’être avec nous et de nous guérir ! Bien sûr, toutes les maladies
physiques ne sont pas vaincues, mais s’il guérit nos cœurs et fait route avec
nous, nous pouvons trouver la Paix au sein même de nos épreuves. Mais au fait,
n’est-ce pas là toute la Bonne Nouvelle de Noël ? Emmanuel, Dieu avec
nous, gloire, lui soit rendue dans les hauteurs ! Et, sur terre, paix chez
les hommes de bon vouloir ! Frédéric Verspeeten |
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Décembre 2008 |
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Le mot du mois |
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Evangile de Jean15/18-21 Si le monde vous
déteste, sachez qu'il m'a détesté avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui est
propre. Si le monde vous déteste, c'est parce que vous n'êtes pas du monde,
et que, moi, je vous ai choisis du milieu du monde. Souvenez-vous de la parole que moi, je vous ai dite :
L'esclave n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils
vous persécuteront aussi ; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la
vôtre. Mais tout cela, ils vous le feront à cause de mon nom,
parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. * * * * * * * Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant
vous ! Jésus s’adresse à
la communauté johannique. Elle est ballotée et rejetée par tous, mal
comprise. Ce qu’elle dit du Christ n’est pas reçu, pas accepté. Soyons clairs.
Lorsque nous annonçons l’Evangile nous ne désirons pas être mal reçus. Nous
aimerions que l’on nous écoute. Mais il n’en va pas toujours ainsi. Jésus nous alerte.
Vous êtes devenus enfants de Dieu, disciples, mes disciples. Alors sachez le
bien, vous ne pourrez plus vivre n’importe comment. Mais, tant de fois dans
la vie nous avons l’impression que nos choix sont incompris des autres.
Pourtant, les églises ne pourront jamais se taire. Elles seront toujours là
pour être la voix des plus faibles. Tant qu’il y aura des pauvres, des trop
riches, tant qu’il y aura des malades abandonnés, des peuples gagnés par la
famine et qui meurent dans la détresse, les églises devront crier ! Et
le combat ne sera pas facile à mener ! Tant qu’il y aura
des hommes et des femmes privés d’espérance, nous devrons annoncer l’Evangile
libérateur. Et nous ne serons pas forcément bien reçus. Croire en
Jésus-Christ, être témoin du Dieu vivant n’est pas une vie douillette, n’est
pas sans risque. La vie de Jésus le prouve. Non Jésus n’a pas
besoin de croyants de salon, mais d’hommes et de femmes engagés pour que sa
lumière brille parmi nos frères. Notre responsabilité est immense. Dans le
domaine éthique, moral, sur toutes les questions de société au nom de
l’Evangile nous avons la responsabilité d’interroger tout ce qui s’écrit, se
dit. Mais comprenons-nous bien. Nous n’avons aucune croisade à mener. Cet Evangile que
nous annonçons, nous le recevons d’un Autre, du Christ lui-même ! Nous
le proclamons. Il peut être accepté ou rejeté. Mais cela ne doit pas nous
décourager. Nous sommes, et devons toujours demeurer les témoins d’un Dieu
d’amour qui ne met pas dehors celui qui vient à lui mais qui accueille. Et si
notre proclamation suscite le rejet, comptons sur Dieu pour qu’il ouvre les
portes au temps favorable. Lui seul a le secret des cœurs. Frédéric Verspeeten |
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Novembre 2008 |
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Octobre 2008
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Le
mot du mois |
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Evangile de
Jean15/9-21 Comme le Père
m'a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez
dans mon amour. Si vous gardez
mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les
commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Je vous ai parlé
ainsi pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici mon
commandement : que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai
aimés. Personne n'a de plus grand amour que celui qui se défait de sa vie
pour ses amis. Vous, vous êtes mes amis si vous faites ce que, moi, je vous
commande. Je ne vous appelle plus esclaves, parce que l'esclave ne sait pas
ce que fait son maître. Je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait
connaître tout ce que j'ai entendu de mon Père. Ce n'est pas
vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et institués pour que
vous, vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure; afin
que le Père vous donne tout ce que vous lui demanderez en mon nom. Ce que je vous
commande, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. Si le monde vous
déteste, sachez qu'il m'a détesté avant vous. Si vous étiez du monde, le
monde aimerait ce qui lui est propre. Si le monde vous déteste, c'est parce
que vous n'êtes pas du monde, alors que, moi, je vous ai choisis du milieu du
monde. Souvenez-vous
de la parole que, moi, je vous ai dite : L'esclave n'est pas plus grand que
son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont
gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais tout
cela, ils vous le feront à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas
celui qui m'a envoyé. * * * * * * * Demeurez dans
mon amour… Le rythme de nos vies en ce début de XXIe siècle est
trépidant. Travail, famille, vacances, loisirs, relations avec les amis… sans
oublier les risques de chômage, la maladie, le décès brutal d’un proche, la
séparation… Nous sommes emportés dans un rythme de vie qui s’impose à
nous, alors que nous croyons l’avoir choisi. Mais dans ce tourbillon, heureux
pour certains, infernal pour d’autres, n’avons-nous pas à nous arrêter et à
réfléchir à l’essentiel ? La communauté johannique, à laquelle Jésus s’adresse ici,
est tourmentée, rejetée, mal aimée, brisée par des oppositions. Ses membres
s’interrogent : avons-nous raison de croire ? La réponse arrive très simplement : Demeurez dans mon
amour… Notre plus grande difficulté dans la foi chrétienne est
peut-être celle là. Réaliser que nous sommes aimés de Dieu, ne pas en douter
et nous le rappeler à chaque instant. Notre monde est loin d’être parfait,
mais si chaque matin nous nous levons sous le soleil, c’est parce que Dieu
croit encor que la vie humaine en vaut la peine ! Comment essayons-nous de vivre cet amour de Dieu ? En
le remerciant ? En lui remettant toutes choses ? Certes ! Mais
cela n’est que le début du chemin. Si nous arrivons à comprendre, ne
serait-ce qu’un tout petit peu, l’immensité de son amour, qu’en
faisons-nous ? Comment cet amour nous conduit-il à la rencontre des
autres ? Car voilà, l’Évangile nous ramène toujours à l’autre, aux autres… à ces autres
comme nous-mêmes que nous n’arrivons pas à aimer ! Nous les jugeons trop
différents, pourtant, ils sont eux aussi aimés de Dieu. Ils nous rappellent
que Dieu accepte aussi en nous les côtés les plus sombres. Notre amour est volage, instable et
changeant. Il dépend souvent de notre humeur, de nos sentiments, des
circonstances et des succès. L’amour divin ne dépend que de lui-même. Sa
décision de m’aimer est éternelle. Ainsi, par définition, l’amour de Dieu est
constant et toujours fidèle. Plus nous serons conscients de son amour, de ses
bénédictions et de sa volonté aimante envers nous, plus nous y répondrons
avec constance, dans une attitude, une position de don de soi plein de reconnaissance.
Nous demeurons dans l’amour de Dieu quand notre amour apprend à dépendre de
plus en plus du sien et nous aide chaque jour à accepter et à vivre ce qui
nous est le plus difficile. Demeurez dans
mon amour… Que cette interpellation de
Dieu, renouvelée aujourd’hui, soit notre mot d’ordre individuel et
communautaire au moment de la reprise de nos diverses activités ! Frédéric Verspeeten |
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Octobre 2008 |
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Le
mot du mois |
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Evangile de Jean 14, 27 à 31 27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous
donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne
s'alarme point. * * * * * * * Dans le passage que nous découvrons aujourd’hui Jésus
parle de paix et nous invite à ne pas céder à l’inquiétude. Ces paroles trouvent inévitablement un écho dans nos
esprits et dans nos cœurs. Le monde dans lequel nous vivons est troublé. La
paix n’est pas une réalité simple à construire, à édifier entre les peuples
et, au sein des peuples, entre les humains. Beaucoup de choses peuvent nous
nuire et nous enlever la paix. Alors la promesse de Jésus-Christ nous atteint
directement. Nous devons la prendre au sérieux. Jésus nous dit qu’il nous
donne la paix mais qu’il ne le fait pas comme le monde. Aujourd’hui nous avons tous besoin de paix, paix en
nous-même, paix avec nous-même. Paix avec nos parents, nos enfants. Paix avec
Dieu. Paix avec nos frères et sœurs. Jésus en d’autres textes des Evangiles nous invite à être
des artisans de paix. Je disais il y a quelques instants : nous avons
besoin de paix en nous-mêmes, dans nos cœurs. Il n’y a rien, en effet, que
Christ ne puisse entendre du secret de nos vies. Si nous nous souvenons que
nos vies sont toutes entières ouvertes devant Lui et si nous avons la
simplicité de Lui remettre notre existence avec ses chaos, ses hésitations et
ses fautes, nul doute … il nous écoute et transformera nos inquiétudes en
paix … ! Alors n’ayons pas peur ; remettons-Lui toutes choses
et si l’exaucement n’est pas celui que nous aurions voulu, laissons-le agir
et nous donner sa paix dans le plus profond de notre être. A nous tous qui sommes stressés, agités, ballotés, il
dit : « Arrête-toi, repose-toi, fais silence et laisse ma paix venir
en toi ». Cette rupture avec l’agitation nous permet de trouver
la paix, et de repartir en sachant qu’Il vient vers nous, qu’Il fait route
avec nous et qu’Il est engagé dans le combat pour la paix entre les hommes.
Il vient, réjouissons-nous ! Bonnes vacances ! Frédéric Verspeeten |
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Juillet - Août 2008 |
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Le
mot du mois |
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Au début du
passage que vous pouvez lire dans l’évangile de Jean 14, 21 à 26, Jésus
reprend à l’envers le v. 15 du même chapitre. - Souvenez-vous, il déclarait : si vous m’aimez, observez mes
commandements, - Ici, voilà qu’il retourne la phrase : celui qui retient mes commandements et
leur obéit, voilà celui qui m’aime ! Aurions-nous mal
compris l’Evangile ? Jésus serait-il
en train de nous dire que Dieu donne son amour uniquement à ceux qui
manifestent leur amour envers lui ? Non. Il n’a cessé
de dire pendant la durée de son ministère que si nous pouvons aimer Dieu
c’est parce qu’il nous aimé le premier. Toute la question
est là ! Nous sommes aimés
de Dieu, mais une fois que nous avons reçu cet amour nous devons l’aimer en
retour. La Bible dans l’épitre aux Romains nous dit que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint (Romains
5, 5). Cet amour qu’il veut éveiller, déverser, susciter, faire naître en
nous, est censé jaillir de nous, de notre être, vers Dieu et vers les autres
… Il n’est pas
simple de nous dire que par l’amour de Dieu nous sommes rendus capables de
vivre ses commandements. Les commandements nous paraissent toujours très
austères, très contraignants, difficiles à mettre en œuvre et à vivre. Mais l’œuvre d’amour de Dieu nous
invite à considérer que les commandements peuvent devenir des principes de
liberté et non des règles pesantes … Dans notre monde
il y a tant à faire, pour combattre auprès et en faveur des plus faibles. Le
Seigneur nous promet que les combats, mêmes difficiles, peuvent devenir notre
joie si nous sommes animés de l’amour de Dieu. Nous étions
incapables d’aimer, il nous a donné sa force. Voilà la bonne nouvelle qui
devrait nous accompagner aujourd’hui : nous étions incapables d’aimer en
vérité, il nous a rendus capables. Frédéric
Verspeeten |
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Juin 2008 |
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Le mot du mois |
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Lire Jean 20, 19 à 31 Jésus dit : «
heureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru ! ». Et
nous voilà tous concernés !! Je ne
connais certainement pas tout de vos vies spirituelles à tous, mais je ne
pense pas trop m’avancer en disant qu’aucun d’entre vous n’a eu la chance de
rencontrer Jésus lui-même ! Heureux donc êtes-vous, qui, sans avoir vu avez
cru !!! Jean,
qui écrit son évangile autour de l’année 100 de notre ère s’adresse à une
génération de chrétiens qui n’ont, bien sûr, pas rencontré Jésus de son
vivant, certains, n’ont même pas dû rencontrer des gens qui eux mêmes avaient
côtoyé Jésus ! Nous
sommes les héritiers de ces hommes là ! Entre ceux qui ont vu Jésus, de leurs
yeux et nous, combien d’hommes, comme chaînons de la transmission ? Et
pourtant, nous sommes là ! Heureux sommes-nous !! Sans
doute, comme Thomas, aimerions-nous parfois, pouvoir toucher du doigt cet
homme qui depuis des siècles, continue à attirer des gens derrière lui ! Mais
la foi ne joue pas sur ce registre ! Quand
Jésus propose à Thomas de placer, comme il l’avait demandé, ses mains dans
ses plaies, l’apôtre se rétracte, il n’a plus besoin de cela ! Et sa
confession de foi éclate, belle, puissante ! « Mon Seigneur et mon Dieu » !! Ce
n’est pas le toucher qui a convaincu Thomas de la réalité de la résurrection
de Jésus. C’est sa voix ! C’est sa parole ! Ce jour-là, au beau milieu des
autres, c’est à lui, directement, que Jésus s’adresse, il l’interpelle, et
voilà notre Thomas retourné, son incrédulité envolée, sa foi flamboyante !!! Or, Thomas,
est appelé Didyme, ce qui signifie le jumeau. C’est notre jumeau à nous,
premier d’une longue lignée de croyants incrédules, qui, jusqu’à nos jours,
reste ininterrompue. Thomas, c’est le prototype, si j’ose dire du croyant,
d’après la résurrection. C’est, ce jour-là, notre représentant. Comme lui, il
nous arrive de douter, et de réclamer des preuves, d’un ton impérieux ! Et
cette voix de Jésus qui interpelle Thomas, ne l’entendons-nous pas
distinctement dans nos oreilles, par la voix de nos frères qui nous
encouragent ou qui ont besoin de nous, ou encore, parfois, par chance, par la
voix du prédicateur, les jours fastes où l’Esprit Saint est au rendez-vous !? «
Heureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru ! ». Nous sommes ceux-là, en voilà
une bonne nouvelle !! Nous
voilà donc, tout à coup élevés à la
qualité de détenteurs de la foi véritable ! Celle
qui ne s’appuie pas sur les sens ! « Heureux ceux qui, sans
avoir vu, ont cru ! ». J J J Oui, mais … !!! Ca y
est, allez-vous dire, c’était trop beau : il y a un « mais » !! Oui,
mais, de cette foi dont nous avons hérité, par grâce, sans que nous sachions
très bien pourquoi nous, plutôt que notre frère ou notre voisin, cette foi,
qu’en faisons-nous ? Comment
essayons-nous de la communiquer ? Comment
essayons nous d’être, à notre tour, voix de Jésus pour notre frère, notre
sœur ? Comment
est-ce que nous traduisons la joie, et la paix qui habitent notre cœur avec
la certitude que Jésus est, toujours, avec nous ? Jésus
entre dans nos vies, et il s’adresse à nous : « Comme le père m’a
envoyé, moi aussi, je vous envoie ! » Qu’est-ce
que Thomas a fait, ce jour-là, en sortant de cette salle verrouillée sur la
peur ?! Un texte apocryphe, les Actes de Thomas, raconte que Thomas
est parti ensuite, très loin, jusqu’en Inde, évangéliser les païens,
témoigner de cette joie et de cette foi qui est, désormais en lui, et qui
flambe, si fort et si haut, que, comment pouvait-il ne pas en faire profiter
les autres ? Un maximum d’autres !! Est-ce
que ça se voit, sur ma figure, que je suis chrétien ?! Souvent on a
l’impression que ceux qui disent ne pas trop tenir compte du Carême et se
réclament de la grâce, vivent écrasés par un pesant fardeau et ne savent même
pas sourire. Curieux non, quand on se réclame de la grâce libératrice ? Nous sommes
chrétiens, bien ! Alors, est-ce que ça se voit dans le respect que nous
avons, par exemple, de nos engagements, au travail, comme auprès des nôtres,
comme, aussi, dans notre Eglise ? Où est placée notre priorité ? Est-ce
que nous sommes bien conscients, convaincus que notre présence, est
importante, le dimanche, au culte, à l’école du dimanche ou au Caté pour nos
jeunes ? Est-ce
que nous montrons à nos jeunes, que notre foi imprime à notre vie une
direction de droiture et de responsabilité que rien d’autre d’équivalent ne
saurait lui donner ? A
cette interpellation, puissions-nous tous répondre avec autant de conviction
que Thomas : Mon Seigneur et mon Dieu !! « Heureux ceux qui, sans avoir
vu, ont cru ! ». Frédéric Verspeeten |
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Mai 2008 |
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Le mot du mois |
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Acteurs
devant Dieu A
Valenciennes, puis à Saint-Amand, des cultes parents-enfants ! Un
culte parents-enfants signifie priorité à l'enfant. Celui-ci est sollicité,
écouté, reconnu lors d'un culte dont il peut comprendre le sens et le
déroulement. Etant
entendu que ce culte se veut ouvert à toute la communauté, de 7 ans et moins,
à 77 ans et plus, nous désirons y faire se rencontrer, pour prier ensemble,
toutes les générations. Nous suivons en général l'ordre liturgique habituel,
afin que les enfants s'inscrivent dans cette liturgie de la communauté et de
l'Eglise Réformée, en apprenant à y reconnaître le chemin de vie que Dieu
offre à l'être humain. Mais chaque moment liturgique est présenté et
brièvement expliqué. A la grande joie de beaucoup d'adultes qui en avaient
oublié les sens ! Et c'est peu dire que les enfants participent à la lecture
des textes : ils se les arrachent et la répartition n'est pas toujours facile Une
prédication dialoguée Le
texte biblique choisi est toujours un texte que les enfants de l'Ecole
Biblique ont étudié. Aussi la prédication est-elle dialoguée et les enfants
sont invités à donner leur interprétation du texte. De plus il arrive qu'ils
écrivent eux-mêmes la prière d'intercession. L'atmosphère
de ces cultes est chaleureuse, assez bruyante il est vrai car tous les
enfants, y compris les bébés, sont invités et peuvent se promener librement.
C'est parfois un peu «sportif» pour le ou les célébrants, mais le résultat
est là : les enfants sont heureux et ont envie de participer et de partager
leurs découvertes bibliques. Par ailleurs les parents et autres paroissiens
semblent se réjouir de cette rencontre. Car beaucoup de parents qui
travaillent et élèvent de jeunes enfants n'arrivent pas à assumer le rythme
hebdomadaire du culte. Le
culte des Rameaux fut pour tous une grande joie. Comme
les enfants travaillent sur le thème de l’Exode et des prophètes, nous avons
pris pour thème : La marche dans la confiance. Il nous a fallu le relier
à la fête des Rameaux bien sûr pour ne frustrer personne. Ces
moments vécus en commun sont des moments très forts, et en même temps des
moments très simples. Si prier et célébrer Dieu ensemble, avec les enfants,
est une priorité dans une paroisse, trouver les moyens et les manières de le
faire n'est pas bien difficile. II faut surtout penser à ce qui va être très
significatif pour les enfants. A la
rentrée, beaucoup m'ont demandé si on allait refaire cette année un culte
comme l’an dernier... II
faut aussi, me semble-t-il, mettre en valeur ce que les enfants ont appris,
et faire le lien entre la Bible, la vie, et la prière communautaire. Un moyen
de le faire est d'encourager les enfants à devenir les acteurs devant Dieu et
devant l'assemblée de la célébration cultuelle. Devenus
adultes, ces enfants auront peut-être oublié certaines choses de leur
enseignement religieux. Mais il se souviendront certainement, et surtout ceux
pour qui il est difficile de s'exprimer en public, que nous, adultes, avons
eu un jour besoin de leurs mots, de leur présence, de leur sourire, et même
de leur remue-ménage, pour prier et pour louer notre Seigneur ! X X X Après la
résurrection ! Il
y a quelques jours nous célébrions la fête de Pâques ! Pourtant,
l’événement de Pâques, pour central qu’il soit dans l’expression de la foi
chrétienne, n’a pas immédiatement rallié les suffrages des premiers
intéressés. Que dire de nous et de nos convictions fragiles, vingt siècles
après… Pourtant,
ces témoins et ces témoignages ont franchi les frontières, le temps et
l’histoire, par oral puis par écrit. De siècle en siècle, d’interprétations
en interprétations, de vies transformées en témoignages engagés, la parole a
parcouru le monde jusqu’à aujourd’hui : Celui que l’on croit mort est
ressuscité, prémices de toutes nos résurrections. Mais
quel est le sens de la résurrection pour moi, aujourd’hui ? Et
moi, lointain descendant de ces premiers témoins, me voici tenu de préciser
ce que ressusciter veut dire, en ces temps troublés comme le sont tous les
temps des humains. Il
nous faut apprendre à ressusciter aujourd’hui, dans nos
vies présentes. Je ne nie pas avoir été
moi-même témoin de vies transformées et je
n’ai pas hésité à dire, avec d’autres
: « C’est une véritable résurrection. »
C’est vrai que tout passage d’un état de vie
marqué par la souffrance, le malheur, le tragique, à la
guérison, à la joie retrouvée, aux forces
renouvelées, peut être parabole de la Résurrection
du Christ, promise à toutes et à tous. Il s’agit
là de signes annonciateurs, d’éléments
visibles d’une réalité invisible et promise. Mais
pour moi, ces signes ne prennent signification que parce qu’une résurrection,
pleine et entière m’attend. Ainsi je peux discerner dans chaque vie et la
mienne, des traces de résurrections partielles. Nous pouvons vivre de petites
résurrections bienfaisantes parce qu’elles sont filles de la Résurrection de
Jésus. Mais
cela ne m’empêche pas, parfois, de souhaiter une réponse à des questions
simples : comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quels corps
reviennent-ils ? (1 Co 15,35) Est-ce qu’on ressuscite dès sa mort ? Et
comment Dieu fait-il pour ressusciter les milliards d’humains (sans parler des
animaux et des plantes) déjà morts ? Et tous ceux à venir ? Questions
sans réponse et peut-être, à la limite, sans intérêt ni sens. Paul n’a pas
tort qui guide le questionneur sur d’autres pistes. Il parle de corps
spirituel, d’être incorruptible, de transformation. Les
limites de mon cerveau sont atteintes : je ne sais pas « comment » mais je
sais « que », comme Job l’exprime : « Je sais que mon Rédempteur (Défenseur)
est vivant et qu’il se tiendra au dernier jour sur la terre… C’est bien dans
ma chair que je contemplerai Dieu. » (19,25-26) Certains
disent leur crainte que l’espérance d’une vraie vie, après la mort,
démobilise pour la vie d’aujourd’hui. Je n’en crois rien. Il me semble
qu’avoir l’assurance que toute vie et toute la vie, sont placées « sous les
yeux éternels du bon regard de Dieu » pour les tirer vers leur potentiel le
meilleur et non vers la barbarie, peut au contraire donner force et courage
pour s’humaniser davantage et participer à l’humanisation des humains. Que
dit Pâques ? Il est ressuscité. La mort est vaincue. Ô mort, où est ta
victoire ? Il
m’apparaît que pour quiconque s’interroge sur l’absurdité d’une vie scellée
par sa destruction, proche ou lointaine, et cherche un peu de vérité et de
pardon pour vivre, le message de Pâques que portent les chrétiens, vaut le
détour et, qui sait, le voyage. Un
voyage qui n’entraîne pas forcément sur des routes parallèles, protégées des
orages et des naufrages de la vie mais qui, au rythme de chacun, fait
avancer, au fil des jours, avec moins d’angoisse et de désespérance au cœur. Nicole Vernet |
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Avril 2008 |
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Mars 2008
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Le mot du mois |
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Du Carême à Pâques Nous sommes à peine sortis du
temps de Noël et nous voici déjà en route vers Pâques ! Cette année le temps du Carême
nous invite à relire cinq textes intéressants. Si vous voulez vous-même
suivre l’itinéraire de ce temps, en voici les références : L’itinéraire du temps de Carême
est remarquablement empreint d’une voie ouverte jusqu’à Dieu. Le Carême traditionnellement se
voulait temps de jeûne, de privation. C’est un choix. Dans celui-ci chacun
renonce à ce qu’il a de meilleur. Dans notre monde on pourrait dire que c’est
un renoncement volontaire à la consommation sans limite. Renoncer à quelque
chose de soi pour donner priorité aux plus fragiles. En ce temps de Carême
« Donne un peu de ton temps au
sans-papiers, au SDF, aux malades, aux personnes fragilisées par l’épreuve,
aux familles déchirées par la délinquance ou le mépris… Tends la main au
travailleur sans emploi… ». Mon actualisation de l’Evangile
n’est pas audacieuse. C’est ce que Jésus fait. Il a tendu la main à la femme
étrangère qui était taxée de mangeuse d’hommes (Elle avait eu cinq maris au
moins…). Il a rendu la vue à un aveugle que l’on considérait comme pécheur
ayant mérité son sort. Il a rendu la vie à un mort (Lazare). Dans l’un de ces récits, Jésus
est amené au désert. Et ici intervient un personnage inquiétant, bizarre, qui
n’a pas bonne presse : le tentateur. Cornu, pieds fourchus, rouge de
peau, plein de poils, semblable à un bouc. Pour les canons de beauté, c’est
raté mais dans le style gore, c’est
génial. Après cet égarement de ma plume
je reviens au tentateur. Rien à voir avec la représentation ci-dessus. Jésus dans son ministère devra
essentiellement résister à trois tentations : le pouvoir, la convoitise,
l’opulence. Au-delà de ce récit ce sont nos
choix de vie qui sont interpellés, interrogés. Nos choix quotidiens, notre
manière d’être, de vivre, de donner, d’acheter, de consommer, l’amour que
nous donnons ou refusons… . Tout cela révèle ce que nous sommes et qui nous
voulons servir. Dans le temps du Carême, s’arrêter, réfléchir, pour remettre
nos pendules à l’heure n’est pas inutile. Dans les récits de cette année,
Jésus va rencontrer deux personnes, l’aveugle et Si nous le voulons vraiment, si
nous en prenons le temps, la rencontre avec le Christ transformera nos vies,
nos cœurs et le sens de nos actes… ! Pour nous qui avons beaucoup de
mal à croire, le Christ vient et va être transfiguré devant ses disciples. De
même que le Christ se relèvera de la mort, il y a déjà en nous, si nous
croyons en sa Parole, l’émergence de la vie nouvelle. Nous ne l’avons pas en
nous. Elle nous a été donnée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous fait don
de l’énergie incréée de Dieu. Sous nos vêtements d’humanité,
dans le secret du dépouillement, voilée par nos souffrances, se cache la vie
en plénitude. Don de Dieu. Promesse irrévocable. Le Christ est le premier de
la longue lignée de ceux et celles qui portent désormais en eux la vie
éternelle. Ce cadeau de Dieu mérite qu’on le prenne au sérieux. Ne le
pensez-vous pas vous aussi ? Oui, Dieu est plus fort que la
mort. Pour l’instant elle est encore là, mais ce qui a changé depuis le matin
de Pâques c’est le triomphe de la vie sur la mort. Pour Dieu il n’y a rien
d’irréversible, d’impossible. Son intelligence et sa sagesse infinie
construisent une autre réalité où chacun de nous sera restauré, où ce qui
nous a été pris sera rendu au centuple, où le mal n’aura plus sa place… où
les figures erronées du tentateur n’auront plus cours. Il vient à ta rencontre, en ce temps de Carême et de
Pâques. Ouvre-lui ta porte. Demande-lui, comme l’aveugle, d’ouvrir tes yeux
et il te conduira. Frédéric Verspeeten |
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Mars 2008 |
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Le mot du mois |
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Je ne résiste pas à reprendre à
mon compte et de partager avec vous la réflexion de l’un de mes collègues,
professeur de théologie : Chercher la perfection ou la
prétendre acquise : voilà ce qui mine les Églises et gangrène la foi et l’existence. « Dans sa grâce, Dieu ne nous
permet pas de vivre dans l’Église de nos rêves », écrit le théologien Dietrich
Bonhoeffer (1906-1945). Oui, rien de plus dangereux que
cette quête de perfection qui nous laisse toujours insatisfaits, durs ou
amers, et nous fait dériver dans l’irréel. Et quoi de plus dangereux aussi
que de penser cette perfection atteignable ? Une foi prétendument parfaite,
jamais touchée par le doute, devient arrogante et se transforme en reproche
permanent. Une Église qui croit réaliser les
idéaux qui l’animent devient prétentieuse et sectaire. Une religion idéalisée, fermée à
la critique et pour qui la rencontre avec autrui n’est que bavardage stérile,
devient morte. Prétendre à la perfection
religieuse n’est que mensonge et blasphème ! Mensonge, car c’est faire croire
que la perfection est en notre pouvoir ; blasphème, car c’est nier le fait
qu’en Dieu tout est grâce, don, prodigalité. Mais assumer l’imperfection ne
revient pas à s’y complaire. Si, en Christ, Dieu est une force
d’approbation qui nous permet de nous accepter tels que nous sommes et nous
libère de toute illusion, Dieu est aussi un appel à transfigurer le réel. Et
ce, au nom d’un Évangile qui n’est pas une chimère, un fantasme ou un rêve
inaccessible. Cet appel nous reconduit au cœur
du monde, tel qu’il est, pour transformer avec passion ce qui peut l’être,
tout en acceptant avec sagesse ce qui ne peut être changé. « Dieu hait la rêverie pieuse », écrit aussi Bonhoeffer. L’Évangile ne nous oblige pas à
l’impossible et brise nos rêves de puissance et de monde parfait. Ce faisant,
il nous replace à la hauteur de nos moyens, et nous encourage ainsi à rendre
le monde possible, possible pour tous, c’est-à-dire habitable, humain, tout
simplement. |
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Février 2008 |
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Janvier 2008
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PRIER SANS CESSE Un mot d’ordre pour l’année
2008 ! |
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- Un constat s’impose, nous avons du mal à prier - La parabole du juge inique, une
invitation à toujours prier - Disponibilité à Dieu et aux
autres, bonne année 2008 ! Lectures bibliques : Luc 18, 1 à 8 ; II Timothée 2, 14 à 4, 2 ;
Exode 17, 8 à 13 Un constat s’impose en préambule ! Aujourd’hui, les chrétiens ont
du mal concernant la prière. Ils sont confrontés à plusieurs problèmes que je
voudrais seulement évoquer avec vous, sans prétendre les résoudre en quelques
mots. Le récit de Luc 18/1 à 8 sur lequel nous avons déjà
réfléchi au cours du culte du dimanche 21 octobre 2007, met en scène deux personnages : Luc nous relate cette parabole
et en dévoile immédiatement l’intention : c’est pour montrer qu’il faut
toujours prier, sans se lasser, en tout temps. Dieu invite donc les humains à le prier. Vous allez me dire : la prière n’est-elle pas le
premier acte de la vie chrétienne ? Certes ! Mais il nous faut
aller plus loin ! Ce que vous allez lire
maintenant vous semblera peut-être banal mais, à l’orée de l’année nouvelle,
il n’est pas déplacé de nous souvenir des choses essentielles et je souhaite
que nous puissions les reprendre plus tard en profondeur. Qu’est-ce donc que
la prière ? Pour conclure, revenons au récit
que nous venons de lire. Il évoque la patience, la persévérance et même
l’importunité... Oui, Dieu nous invite à prier, à prier sans cesse ! *** Si donc la prière
est cette ouverture totale à Dieu dans l’amour et la confiance, si donc elle
est aussi cette disponibilité constante aux autres, y-a-t-il de meilleures
dispositions de notre être le plus profond pour vivre l’année 2008 ? Je vous souhaite une année riche en famille, riche en
événements pour notre communauté, riche en engagements féconds pour la
société dans laquelle nous vivons, riche dans l’espérance dont nous devons
être les témoins. Voila mes vœux les meilleurs
pour chacun et pour nous tous, vœux pour la communauté à laquelle nous
appartenons et que nous voulons vivante et accueillante. Que Dieu nous soit
en aide pour qu’il en soit ainsi. Seigneur, apprends-nous à prier en esprit et en vérité. |
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Frédéric Verspeeten |
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Le mot du mois |
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Les
lectures suivantes nous ont été proposées à l’occasion du culte du dimanche
23 septembre 2007, alors pourquoi les reprendre pour le temps de Noël ?
Vous allez le deviner facilement en vous promenant dans les rues de nos
grandes villes… Lectures bibliques : Luc 16, 1 à 13 ; I Timothée 2, 1 à 8 ; Amos 8,
4 à 7 Frédéric Verspeeten |
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Décembre 2007 |
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Le mot du mois |
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Une
fois n’est pas coutume… Le mot du pasteur sera cette fois un billet biblique
correspondant à l’essentiel de la prédication du culte du 7 octobre 2007. Il
permettra ainsi à chacun de ceux qui n’ont pu y participer d’entrer dans la
réflexion communautaire suscitée par cette méditation à l’orée de cette année
nouvelle qui nous est offerte. Lectures bibliques : Psaume 126 ; Joël 2/18-27 ; Philippiens 4/6 et
7 et 10 à 20 ; Jean 4/31-38 Frédéric Verspeeten |
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Novembre 2007 |
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Le mot du mois |
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A chaque rentrée les résolutions
ne manquent pas dans nos paroisses. Nous voulons repartir à neuf. Nous
formulons des projets mobilisateurs ... Et si simplement, nous
promettions de marcher sous le regard de Dieu et de pratiquer sa justice
comme nous le rappelle Dieu par la bouche du prophète Michée : « On t’a fait connaître ô homme, ce qui est
bien ; Marcher sous le regard de Dieu,
pratiquer la justice… tout un programme pour changer le monde et plus près de
nous, notre environnement, nos relations ! Dieu ne nous demande pas d’être
infaillibles, de promettre la lune mais d’être fidèles dans nos engagements,
de ne pas décevoir autrui, et de ne pas nous décevoir nous-même Dans la liberté de l’Esprit,
promettons simplement de faire de chaque jour un « oui » renouvelé. |
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"Tu m'appelles par mon nom" |
Une alliance qui, loin d'être
aliénation, |
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Octobre 2007 |
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Juin 2007
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Le mot du mois |
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Pour notre Eglise le mois de mai a été riche en
événements forts : Le concert inaugural de l’orgue, la fête de Pentecôte
au cours de laquelle nous avons eu la joie d’entourer nos jeunes confirmands.
Nous avons invoqué particulièrement sur eux la présence de l’Esprit Saint qui
confirme en chacun de nous notre appartenance à Dieu comme ses fils et
filles, pour nous permettre en retour un engagement libre et joyeux (Romains
8/16 et Gal 5/25). N’oublions pas que cela, nous est donné et que l’appel est
renouvelé à chacun de nous. Je laisse à votre méditation ce texte de Charles Singer : |
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Viens mon peuple, |
Cet aux infaillibles de la vérité |
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Juin 2007 |
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Mai 2007
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Le mot du mois |
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Proclamez Souvenez-vous,
le mois dernier, je posais la question : Saurons-nous faire ce même
passage, cette même expérience que les premiers disciples ? Tout comme
les femmes, nous aussi deviendrons-nous les témoins du Christ ressuscité ? A
vrai dire, aucun disciple par ses propres forces n'est tout à fait prêt à
entreprendre ce que le Christ propose : Va au large et crie à tous ! Le verbe
grec kèrussô signifie littéralement : crier et proclamer. Le Christ
demande un mouvement dynamique : lève-toi, marche, va vers les autres, sors,
pars et donne ton expérience de ma présence en toi. Cette présence est Parole
vivante qui veut se faire chair. Et quand cette ˝Parole
Présence˝ s'incarne, il est impossible de la garder, elle appartient à ceux qui
l'attendent. L’Ascension
de Jésus au ciel, nous
dit que Dieu est ailleurs. Elle symbolise ce nouveau mode de
présence, non plus une présence proche, visible et à nos côtés, mais une
présence tout intérieure, universelle. La présence de Jésus a cessé d'être
extérieure, constatable par les sens, limitée dans le temps et dans l'espace,
elle est devenue une présence intérieure. Le Christ est parti pour pouvoir
être spirituellement présent à notre vie et la transformer à son image. C'est
la présence du Christ selon l'Esprit. Le
Christ présent façonne, sculpte, travaille en nous. Il croit, il espère, il
aime en nous dans la mesure où nous Lui faisons confiance. C’est d’un ˝travail˝ dont
il est question et d’un travail d'enfantement. Après
ce matin de printemps où nous avons rencontré le Vivant plus fort que la
mort, voici : Aujourd’hui,
nous espérons que nos voix respirent du Christ, lui qui inventa les mots pour
celles et ceux qui espéraient un Dieu proche, qui vienne à leur rencontre.
Recueillir sa parole dans les langues d'aujourd'hui, c'est poursuivre son œuvre
de vérité et de bonté, signes du Salut. Puissions-nous
prononcer des mots rafraîchissants, avoir l'audace des mots neufs. Que nos
oreilles soient attentives en ce jour, pour demander au souffle du Père de
les ouvrir véritablement jusqu'à chercher sans repos ce qui fera vivre
l'homme. Comme le disait si bien le théologien John Cobb, laissons Dieu œuvrer à travers
nous à ˝l’enjoiement˝ du monde dans toutes ses
composantes, humaine, végétale, animale et même minérale ! Pour
cela, écoutons la parole la plus dérangeante : celle de ce Dieu qui risqua
tout, pour simplement dire un amour fou. Aujourd'hui, que cette Parole opère
en nous la liberté de l'Esprit. Disciples !
Nous ne sommes pas seuls, Il est avec nous, Il prie pour nous. |
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Mai 2007 |
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Avril 2007
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Le mot du mois |
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Le
tombeau vide ! Après
la nuit de la condamnation et celle de la mort... À l'aube de ce premier jour
de la semaine, les disciples n'attendent rien. Non ! Le récit
évangélique souligne leur ignorance… Matthieu, Marc et Luc nous parlent des
femmes, Jean nous parle plus précisément de Marie-Madeleine qui, le sabbat
passé, va au tombeau pour rendre un dernier hommage à celui qu'elle aimait.
Le tombeau est vide, elle ne sait qu’en penser... Au poids de la tristesse
s'ajoute celui d'une profanation. On a
enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l'a mis… Non !
Ce n'est pas un enlèvement. Il y a, autre chose à espérer, il y a autre chose
à comprendre et donc à vivre en dépit ce qui a été la première évidence. Souvenons-nous
du reproche que Jésus, d'après l'évangile de Jean, adresse à Thomas qui exige
des signes tangibles pour parvenir à croire. Thomas a voulu croire sans plus
avoir à croire. Le Christ lui déclare alors : « Heureux ceux qui
croiront sans avoir vu ! » (Jn 20,29) Croire au Ressuscité est un acte libre
et non pas une conséquence logique, une nécessité ou une évidence imposées
par un tombeau vide. Le
tombeau vide devient alors un signe qui ouvre à l'accueil d'une autre
réponse, qui trouve un écho dans l'Écriture qui ne cesse de proclamer
l'engagement de Dieu pour la vie des hommes. Elle nous donne de comprendre le
combat de Dieu contre tout ce qui enferme les hommes. Ce qui est à l'œuvre ici,
c’est l'accomplissement en Jésus du dessein de Dieu. La
foi et l'espérance pascales ne font pas l'impasse sur les drames, les nuits,
les souffrances de nos vies d'hommes et de femmes mais, à la lumière de
l'Écriture accomplie en Jésus-Christ mort et ressuscité, ceux-ci peuvent
devenir un lieu d'espérance parce que contre toute apparence, la haine, la
violence, la faiblesse et la mort n'ont pas eu le dernier mot sur la vie de
Jésus et ne l'emporteront pas totalement sur nous. Tant qu'il y aura des
chrétiens, à la suite des Apôtres, pour crier : « Christ est ressuscité ! »,
des hommes sauront que la mort peut être affrontée, traversée parce qu'elle
ne l'a pas emportée sur l'amour du Christ. A
notre tour, saurons-nous faire ce même passage, cette même expérience que les
premiers disciples ? Tout comme les femmes, nous aussi deviendrons-nous
les témoins du Christ ressuscité ? Laisserons-nous la nouvelle de la
résurrection faire son chemin en nous ? Frédéric
Verspeeten |
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Avrl 2007 |
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Le mot du mois |
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Mon
Dieu qu'il est difficile de prier… Voici un petit conte dont chacun tirera la
morale ! Ecoutez donc cette histoire, on me l'a racontée, du fond de ma
mémoire elle est ressuscitée. Un
jour un rabbin partit en voyage cela se passait au siècle dernier. Il fallait
bien plus de temps qu'aujourd'hui pour voyager. Arrivé, sur son lieu de
visite, il remercia le Seigneur de lui avoir offert un voyage paisible ;
c'était le soir et l'heure de dire les prières du soir approchait.
Fébrilement et pieusement notre rabbin se précipita vers son bagage. II
l'ouvrit, le fouilla, et après une exploration consciencieuse et plusieurs
fois recommencée, il ne sortit point le livre qu'il cherchait désespérément.
Il fallait se rendre à l'évidence ; il avait oublié son livre de prières.
Pouvait-il s'endormir sans même prononcer la prière du soir ? Non, vraiment
c'était impossible. Alors il engagea ce dialogue avec Dieu : «
Seigneur comme tu le vois je suis un mauvais serviteur, j'ai oublié ton livre
mais je ne suis pas totalement responsable puisque tu m'as créé ainsi, avec
mes faiblesses et mes oublis. »… Il eut
alors l'impression que ces paroles n'avaient pas provoqué la colère de Dieu.
Il reprit : «
Seigneur n'es tu pas le maître des lettres et des écrits ? N'as tu pas
inspiré à l'homme l'alphabet pour qu'il puisse te comprendre ? De plus, ces
prières qu'à l'aide de ton alphabet tu nous as inspirées, tu les connais
toutes par cœur .... À force de les entendre tu les connais forcément. » Il eut
encore l'impression après un silence, que la colère de Dieu ne s'était pas
abattue sur lui et il reprit : «
Alors Seigneur puisque tu les connais toutes et que tu as créé l'alphabet, je
vais me contenter humblement et lentement de répéter toutes les lettres et
sachant qu`elles sont toutes dans les mots que tu as inspirés, quand tu les
entendras, je te prie de reconstituer mes prières. Béni soit le Saint
D'Israël ! » Notre
Rabbin s'endormit alors du Sommeil du juste comme jamais auparavant. Frédéric
Verspeeten |
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Mars 2007 |
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Le mot du mois |
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Non,
nous n’en avons pas fini avec la détresse et le mal. Mais il ne faut pas se
décourager. « Le droit et la justice se conquièrent millimètre par
millimètre » disait récemment Jean-Jacques de Félice, pacifiste et
fervent défenseur des droits de l’homme, avocat des « causes
perdues », avocat à la cour d’appel de Paris. Oui ! On entend encore des SOS, SOS amitié,
SOS femmes battues, SOS racisme, SOS enfance maltraitée, SOS pour que les
droits de l’homme soient respectés … Mais il faut saluer les 25 ans
d’abolition de la peine de mort en France et dans la plupart des pays, une
belle victoire sur la barbarie. Certes, des criminels courent encore dans le
monde, mais il faut saluer le travail du Tribunal pénal international, même
s’il peine à s’imposer et à être reconnu par tous. Il faut saluer les
initiatives collectives et individuelles, nombreuses de ceux qui œuvrent
depuis si longtemps et qui surgissent encore ça et là, chaque jour, pour
rendre la terre habitable et fraternelle. Songeons au récent et très
médiatique travail de l’association « Les enfants de Don
Quichotte »… Une utopie devenue réalité ? interrogeait le journal
Réforme. Pour que le malheur du monde, la petitesse de
l’Église et nos propres insuffisances ne nous écrasent pas, nous avons besoin
de puiser nos forces au bon endroit. A qui irions-nous déposer nos cris de
détresse ? « A qui irions-nous ? demandaient les disciples au
Christ. Tu as les paroles de la vie éternelle… » Rappelons-nous que
notre salut et celui du monde sont dans la grâce de Dieu, révélée en Jésus
Christ. Il n’est pas inutile de nous recentrer quotidiennement sur cet
essentiel de l’Évangile pour accomplir notre travail plus sereinement et
savoir entendre et répondre au SOS
proches ou lointains qui nous sont adressés. Je
vous offre cette confession de foi de Fritz Westphal.
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Février 2007 |
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Le mot du mois |
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Fuite
du temps ?... Mois, jours, heures, minutes, secondes... le temps se
divise et subdivise. J'ai pour me le rappeler ma montre et mon réveil, et les
horloges des gares, des boutiques, des bureaux ; j'ai mon agenda et ses
cloisons de jours et ses échelles d'heures qui n'épargnent qu'une part de la
nuit et parfois le dimanche. Certains
agendas, c'est vrai, sont désespérément vides, et la lenteur des heures et
des jours alourdit le poids de l'ennui, de la souffrance ou de la solitude. Et
d'autres sont désespérément pleins, et la peur du moindre vide pousse leurs
propriétaires à noircir le moindre trou de temps, et les heures, les minutes
sont brèves et rapides, et on étouffe du manque d'air, de temps libre et
ouvert. Mais
nous savons combien des secondes de fin de certaines heures pèsent plus lourd
que des minutes, combien des minutes de fin de certains jours pèsent plus que
des heures. II y a peut-être des secondes remplies d'éternité. Oui, nous
savons combien les découpages sont artificiels, combien le temps est une
réalité plus complexe, plus variée, plus subjective que ce que ces
instruments de mesure et de division nous font croire. Toute notre éducation,
toute notre culture nous incitent à ce découpage, peut-être parce que cette
culture pense que le temps est fermé, provisoire, au moins pour moi,
individu, et qu'on a d'autant plus besoin d'en maîtriser l'écoulement, le
déroulement. Et
s'il y avait erreur, si le temps de l'homme était l'infini, si le temps de
Dieu était là dans nos vies... Parce que ce découpage, à la longue, est
insupportable, on a dû inventer des temps de parenthèse, temps de fête et de
pause, mais aussi des divisions plus larges, comme les années, coupées par
des temps-frontière, avec l'illusion de repartir ensuite sur un temps
nouveau, de recréer le temps. Eh
bien, profitons-en ! Changeons cette illusion en vie ! Recréons notre temps,
en nous, autour de nous. Soyons
libres de vivre et d'aimer par-delà les cloisons et les escaliers de tous les
temps fermés. Car ce
qui passe au travers des frontières du temps, ce qui décloisonne les
frontières de ma vie, c'est ce qui m'ouvre aux autres, c'est l'amour,
l'amitié, la pitié même, la charité. Sachons
entrer pour une nouvelle année dans ce temps de l'amour, ce temps de Dieu, ce
temps de l'infini, de l'éternel de la liberté de la vie. C’est avec cette brève méditation que je vous adresse
mes vœux les meilleurs pour l’année 2007. Janvier 2007 |
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Le mot du pasteur |
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Ce
mois ci, comme méditation de Noël, je vous propose le texte liturgique ci
dessous et je vous invite cordialement à participer à nos différentes
rencontres de préparation à Noël. Des temps de réflexion,
d’approfondissement et de convivialité sont programmés pour vous (voir
rubrique activités). L’ensemble s’adresse bien entendu aux membres de nos
deux Églises : - À
Saint-Amand le jeudi 7 décembre culte de l’Avent maison de
retraite Béthanie, le jeudi 14 décembre « Foi et Société »
et la veillée du dimanche 24 décembre, - À
Valenciennes, le dimanche 17 décembre la fête de Noël animée
par les enfants des écoles bibliques, le goûter fraternel pour tous du jeudi
21 décembre après-midi où, j’insiste sur ce point, nous entourerons avec
reconnaissance nos aînés qui, lorsque leurs forces le leur permettaient ont
servi avec dévouement dans nos communautés et le culte de Noël du lundi 25
décembre. Dès maintenant, Joyeux Noël à tous
et que Dieu vous donne sa paix. Frédéric Verspeeten Décembre 2006 Noël revient ! La plus divine des vérités C'est là qu'il vient pour vous
sauve |
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Salle paroissiale de l’Eglise réformée
de Valenciennes Fête de Noël Dimanche 17 décembre 2006, 15 heures Le baladin de Noël
A travers un conte d’Orient, les enfants nous guideront dans notre
marche vers Jésus ... Venez nombreux.
Amenez vos amis |
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Lire : comprendre et fêter Noël aujourd'hui |
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Le mot du pasteur |
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Nous re-voici en novembre le mois
de tous les saints, des défunts d’halloween ! Alors que notre
civilisation évite au maximum la rencontre de la mort, nous constatons
qu'avec Halloween, une population non chrétienne s'intéresse au sens de la
mort, au même moment de l'année où l'Église catholique fête tous ses saints
et ses morts. Faut-il
déceler des réminiscences de paganisme, de « christianisation ratée »,
d'invasion de l'aspect morbide et infernal de la société moderne ? C'est
vrai qu'un vieux fond de paganisme sommeille dans nos sociétés et en nous...
et dans les enfants. Mais la fête de « tous les saints » n'a-t-elle pas aussi
une origine païenne ? La « christianisation » des rites ancestraux
laisse entrevoir les vieilles coutumes antiques. C’est
vrai, il faut le reconnaître, l’éthique chrétienne tend à être supplantée par
des émotions folkloriques. Mais, derrière ces coutumes qui
mettent en scène la mort, les sorcières, etc., comment ne pas discerner
la volonté humaine de conjurer le sort, de se moquer des puissances négatives
pour mieux les éloigner ou se les concilier. Notre humanité d’aujourd’hui
comme celle d'hier sait fort bien que la vie est éphémère, et quelque part
nous aimerions tous maîtriser notre devenir et savoir ce qu il en sera de la
vie au delà de notre vie terrestre. Ces festivités, un peu étranges
pour certains, ne sont-elles pas un appel à sortir des murailles de nos
temples et de nos coutumes souvent « austères » pour témoigner au dehors du
bonheur d'être chrétien dans une société en quête de repères, de raisons de
vivre et pour se réjouir ensemble ? L’Avent
durant les quatre dimanches de décembre avant Noël marquera justement la
venue de Dieu qui ne nous laisse pas errer loin de lui. Il nous appelle à
vivre, à lui faire confiance, à marcher sur des chemins de justice. Le temps
de l’Avent nous redira au cœur de nos angoisses que Dieu en Jésus-Christ est
devenu l’espérance des pauvres, la lumière des hommes, le sauveur du monde,
celui qui nous ouvre le Royaume. Un jour,
En attendant ce jour … « Notre Dieu nous te demandons
d'élargir l'espace de nos tentes et de nos vies. Nous te demandons d'avoir un
cœur assez désintéressé de lui-même, pour que beaucoup d'autres intérêts
puissent y nicher leur nid. Nous souhaitons pouvoir cueillir, accueillir et
recueillir les êtres et les choses qui surviennent sur nos chemins, chanter
avec ceux qui rient, pleurer avec ceux qui souffrent, songer avec ceux qui
rêvent, agir avec ceux qui transforment, voir avec ceux qui montrent, deviner
avec ceux qui cachent, marcher avec ceux qui se lèvent, camper avec ceux qui
s'arrêtent, aller avec ceux qui courent, souffler avec ceux qui récupèrent,
parler avec ceux qui échangent, nous taire avec ceux qui font halte. Nous
souhaitons, ô Dieu, avoir un cœur au large, un cœur en émoi et en ardeur, un
cœur en arrêt et en douceur. Sérieusement, Seigneur notre
Dieu, nous te le demandons, chaque jour, élargis-nous, pour que vieillir ne
soit pas s’endurcir, mais sans cesse mûrir, avec la pluie et le soleil, avec
la fleur et le fruit » (André Dumas, Cent prières possibles). Oui, comme le demandait Moïse,
l’homme de Dieu : « Apprends-nous à bien compter nos jours, pour
que nous conduisions nos cœurs avec sagesse. » Psaume 90 Frédéric Verspeeten Novembre 2006 |
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Le mot du pasteur |
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Nous
vivons tous dans un écart entre l’idéal et le quotidien… Cet écart
est difficile à accepter, et nous en souffrons plus ou moins, parfois en
retournant la souffrance contre nous-même – « Je suis vraiment un
incapable et je n’aurais jamais dû m’engager dans cette voie ! » -
parfois en la transformant en agressivité contre « les autres et la
baisse ou l’absence de leur niveau d’engagement ! ». Voilà
des choses qu’on ne dit guère et qui sont, pourtant, notre lot commun.
Découragés ! Croyez-moi : aucun chrétien n’est à l’abri de ces
plaintes. Et ne soyez pas culpabilisés d’y céder parfois. C’est l’inévitable
revers de la médaille. Le verso de l’ambition lumineuse qui nous a fait, un
jour, choisir ce chemin de service de la communauté… Mais,
au moment de la reprise de nos activités, devons nous nous laisser encombrer
par ces états d’âme ? Pour
ma part, en cette rentrée, riche des projets que nous mettrons ensemble en
route, je n’ai, pas la moindre inclination pour rester dans cette disposition
d’esprit qui évoque les tableaux les plus sombres et ne nous conduit qu’à la
stagnation ! Je reste debout, au travail et, comme vous, je ne suis
vraiment heureux que quand je m’approche un peu plus de ma source intérieure,
quand je sors d’une rencontre fraternelle avec le sentiment que « ça a
marché »… Et chacun de vous peut y contribuer s’il le veut ! Vous
le savez, on ne construira pas une « église idéale pour tous »,
comme on ne la construira pas, non plus, sans vous, sans chacun d’entre vous.
Je le répète : L’Eglise est une œuvre dynamique, elle est un mouvement
en cours. Ne laissons pas notre foi dépendre de nos humeurs et de nos
sentiments. Mais vivons la, dans la certitude que Dieu nous aime sans
condition et ne nous a pas faits pour vivre notre foi en solitaires. « Alors,
mon Dieu, fais que je cesse de blâmer l’Eglise, pour me dispenser moi-même
d’y travailler. Fais que je cesse de lorgner ses déficiences, par le trou de
la serrure, pour me protéger moi-même de franchir sa porte. Fais que je quitte
le banc des spectateurs et des moqueurs pour m’asseoir au banc des acteurs et
des célébrants. Car ainsi seulement je m’arrêterai de regarder ton Eglise,
qui est notre Eglise pour y vivre avec les autres. » (Prière
du pasteur André Dumas, Cent prières possibles). Recherchons
donc et entretenons le contact avec les autres en Eglise. Une bonne occasion
vous est donnée : Rejoignez-nous en ce début d’année à la fête de
l’église de Valenciennes, le 8 octobre prochain. A
bientôt ! Frédéric Verspeeten Octobre 2006 |
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Le mot du pasteur |
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L’été,
plus que d’autres saisons devrait être l’occasion de ressourcement. Nos
manières de vivre ces temps de repos devraient nous permettre des temps de
méditation, de réconciliation intérieure, de recherche de nos aspirations
profondes et ainsi de réanimation de soi en vue d’un engagement renouvelé,
car à la rentrée, des tâches nous attendent qui nous veulent forts ! Souvenez-vous
de ce texte de l’Evangile selon Luc 14/28 : «Quand l'un de vous veut
construire une grande maison, il commence par s'asseoir et il calcule :
"Combien est-ce que cela va coûter? Est-ce que j'ai assez d'argent pour
aller jusqu au bout ?... » Alors
je vous invite à vous asseoir ! Cette invitation peut
surprendre. Ne sommes-nous pas dans une société où l'on ne cesse de demander
aux uns et aux autres une plus grande mobilité ? Et pourtant elle constitue
un grand conseil de sagesse et de prudence. S'asseoir permet en effet à
chacun d'entre nous de grandir spirituellement et humainement. Car s'il est
vrai que l'homme se réalise dans l'action, il ne peut évoluer qu'en
comprenant ce qui lui arrive, qu'en analysant les situations, qu'en portant
un regard sur lui-même et sur ses actes. Ainsi : - S'asseoir
avant de prendre une grande décision, c'est choisir de réfléchir avant de
décider. S'asseoir permet alors de prendre du recul tant dans notre vie
personnelle que dans notre vie d’église ou professionnelle. -S'asseoir
c'est aussi retrouver ses racines, mieux se connaître, en analysant nos
réactions, nos sentiments. Si nous courrons sans cesse, nous aurons certes le
sentiment de «faire» beaucoup de choses, mais nous risquons un jour
d'éprouver un énorme vide au niveau de l'être. -
S'asseoir permet de poser un regard sur le monde et sur les autres.
Comment écouter, échanger, parler, dialoguer avec ceux qui nous entourent
(conjoint, enfants, amis, collègues de travail) si nous ne prenons pas le
temps de nous asseoir avec eux ? - S'asseoir
permet enfin de prendre le temps de prier, de converser avec Dieu, et
d'écouter ce qu'il a à nous dire. Ce conseil de Jésus a donc des
incidences directes sur notre vie quotidienne. Si nous désirons devenir plus
sages, croître, et trouver la paix intérieure, nous asseoir constituera un
moyen simple et concret. En suivant ce conseil, nous allons peu à peu prendre
racine sur cette terre où nous marchons, dans le lieu où nous habitons, au
milieu des gens que nous côtoyons. Ainsi, ceux qui nous croiseront, sentiront
notre enracinement dans quelque chose de plus fort, de plus essentiel, et
nous ne naviguerons plus à la surface des choses. Alors,
pendant ce temps de vacances, asseyons-nous, afin de devenir plus stables et
plus paisibles ! Voici
une prière d’André Dumas (Cent prières possibles), qui nous invite à redonner
du temps au temps : Notre
Dieu, donne-nous du temps. Empêche-nous
de vouloir aller plus vite que ne nous permet la longue houle de notre coeur. Fais
que nous ayons patience avec nous-mêmes, car le temps progresse et cicatrise,
alors même que nous démange sa lenteur et que nous inquiètent ses retours de
flamme. Donne-nous
du temps pour prendre et pour apprendre, car nous ne sommes point faits pour
vaincre sans convaincre, pour saisir sans habiter, ni pour parcourir sans
séjourner. Donne-nous
la tendresse qui accompagne le désir et qui permet l'amour. (...) Donne-nous
aussi du temps pour nous déprendre et nous guérir. Donne-nous
de retrouver le chemin de nos vies au travers des buissons de nos passions et
des pierrailles de nos écorchures. Que
Dieu nous garde, bon été à chacun ! Frédéric Verspeeten Juillet 2006 |
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Juin 2006
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Le mot du pasteur |
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Mois de juin !
Pentecôte, fête de la musique et s’il y avait un lien ? Nous allons une nouvelle fois vers la fête de Si nous relisons le deuxième chapitre des Actes, l’Esprit Saint a
fait connaître le Christ ressuscité à la foule et l'a amenée à former une
communauté. Les personnes réunies là étaient à la fois déconcertées et
perplexes. L'Esprit les a conduites au-delà de ce qui était habituel et
attendu, vers des relations plus profondes. Ce jour-là, l'Esprit a uni des
personnes par-delà les cultures, les races et les langues, au point que le
Christ a empli tous les cœurs. Il est donc bien ici question d’harmonie…. André
Gounelle, dans son livre Le dynamisme créateur de Dieu, exprime la
réalité divine par une image, celle du chef d'orchestre, qu'il emprunte à J.
Cobb. Parmi différentes œuvres musicales, un chef
d'orchestre en choisit une, par exemple une symphonie, qu'il veut jouer. Au
départ, il a une certaine compréhension de cette symphonie et de la manière
dont on doit la jouer. Chaque
musicien de l'orchestre reçoit une partition qui lui indique ce qu'il lui
revient de jouer. Le projet d'ensemble se fractionne en une multitude de
programmes particuliers dont la cohérence correspond à la visée initiale. Dieu
propose à chacun de nous un objectif qui s'inscrit dans le projet d'ensemble
et y contribue. Il demande à chaque être du monde d'entrer dans son dessein,
d'y participer et de s'y engager pour la part qui lui incombe. L'exécution
de la symphonie naît d'une collaboration, d'un travail en commun. Elle
ne naît pas du seul chef d'orchestre, mais de l'ensemble des musiciens. Au
moment du concert, il arrive que des fausses notes, des couacs plus ou moins
retentissants viennent entacher son exécution. La faute n'en incombe pas au
seul chef, mais à un instrument mal accordé ou à une erreur de tel ou tel
musicien. De même, Dieu n'est pas l'unique cause du monde, nous contribuons à
sa formation et portons, pour une part, la responsabilité de ce qu'il est. Aujourd'hui, l'Esprit Saint ne nous appelle pas à l'arrogance spirituelle, au
triomphalisme facile, au conformisme, à la résignation, à la neutralité ou au
fatalisme, mais à l'espérance, à l'engagement et à l'action transformatrice
et constructive qui ouvre la voie à une nouvelle civilisation de l'Esprit, de
Juin 2006 |
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Frédéric Verspeeten |
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Mai 2006
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Le mot du pasteur |
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Nous
ne pourrons pas commencer ce mois sans évoquer que notre monde est en turbulences :
guerres, famines, mouvements sociaux… Il est plus que jamais important de
nous interroger sur ce que nous attendons de la vie. Jésus qui mourut, après
avoir mené jusqu'au bout son combat pour la justice et la paix, nous laisse
l'évangile. Pendant longtemps j'ai considéré que l'évangile était une
collection de paroles. Mais nous sommes obligés de reconnaître qu'une
collection de paroles en elle même n'a rien d'original et qu’il y a de
nombreux beaux textes de la littérature de tous les temps qui ont ouvert des
perspectives à la pensée des hommes et à l'évolution de notre vie en société.
Mais, il y en eut aussi de moins bons, c'est là le paradoxe de la nature
humaine. Mais pour revenir à l'évangile, je crois qu'il est l'expression de
la vérité de la présence de Dieu au delà des mots prononcés puis écrits. Derrière
ces mots se cache l'essentiel, l'Esprit même de Dieu, celui qui donnera la
force aux disciples pour annoncer qu'au delà des apparences la vie est portée
par Dieu. Les paroles de l'évangile sont habitées d'une présence spirituelle,
celle de Dieu et si les mots ne sont pas littéralement parole de Dieu, ce
qu'ils expriment est tout entier porté par la parole de Dieu. Un Dieu qui
aime, qui se fait proche, parfois silencieux, mais présent, qui s'intéresse
pleinement à notre devenir. Si lui le fait, il nous est alors demandé de nous
inspirer de son œuvre et de nous intéresser nous aussi à nos proches. Aujourd'hui
dans notre monde il y a encore des blessés, des enfants sans avenir, des
malades qui attendent notre sollicitude, notre amour. Chaque fois que nous
serons capables d'aimer, de renoncer au mal, d'être présent aux autres, nous
serons devenus des messagers du Royaume. Ce ne seront pas seulement des mots
mais des manifestations de la présence de Dieu. Alors, l'Esprit saint pourra
faire son chemin dans nos cœurs en quête d'espérance. Viens,
Esprit du Dieu vivant, sois le maître en moi. |
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Frédéric Verspeeten |
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