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Matthieu 3,1-10 ; Marc
11,11-24 ; Luc 13,6-9 ; Jean 15,1-17 |
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Fiche biblique Considérez les
arbres : le figuier, la vigne, et tous les autres ;
Le figuier commun, Ficus carica
L. semble originaire d’Asie centrale (Azerbaïdjan, Afghanistan, Iran,
Pakistan). Emblème du bassin méditerranéen, avec l’olivier et la vigne, le
figuier commun a laissé la trace de son utilisation par l’homme plus de 11
000 ans avant notre ère. Des graines et des fruits, probablement de figuiers
sauvages ont été retrouvés dans la vallée du Jourdain. Arbre de légende, il
est inscrit dans nos mémoires collectives. Le premier usage de la feuille de
figuier, nous dit-on, pour Adam et Eve, lorsqu’ils découvrirent leur nudité,
fut celui de cache-sexe : Ils se firent des ceintures avec des
feuilles de figuier cousues ensemble (Genèse 3,7). Bien qu’il soit en
Eden probablement entouré de beaucoup d’autres arbres, ça ne veut, en aucune
façon, dire que ce serait l’arbre du paradis comme certains le prétendent
(Alphonse Maillot, entre autres). ![]() On pense que ce sont les Phocéens,
grands navigateurs et créateurs de Massilia (Marseille), Avenio (Avignon),
Agathè tychè (Agde), Antipolis (Antibes), nikaïa (Nice)..., qui auraient
importé le figuier chez nous, vers le Vie siècle avant notre ère. En effet,
pour l’introduire en un lieu il suffit de mettre dans le sol un rameau
dormant en période hivernale pour qu’il prenne facilement vie, dès le
printemps suivant. Le figuier est le
premier arbre mentionné par son nom dans la Torah (l’ensemble des 5
premiers livres de nos bibles : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres,
Deutéronome). C'est un arbre de petite taille, mesurant environ 4,5 à 6
mètres de haut. Il existe plus de 700 variétés de figuiers recensées (à ce
jour) dans le monde. Il pourrait s’en ajouter, probablement encore, de
nombreuses ! Selon le Deutéronome (8,7-9), la terre
Promise est “un pays de froment et d’orge, de vigne, de figuiers et de
grenadiers, pays d’oliviers, d’huile et de miel”. Le figuier est une expression fréquente
de la paix. En I Rois 5,5 il est dit que Juda et Israël « habitèrent
en sécurité chacun sous sa vigne et sous son figuier tous les jours de
Salomon ». Le prophète Michée, se projetant à la fin des temps
(Michée 4,1), évoque le moment où Israël « sera l’arbitre de nations
puissantes, lointaines » : « De leurs épées ils
forgeront des socs et de leur lance des serpes ; une nation ne lèvera
plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. Ils
habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura plus
personne pour les troubler » (Michée 4,3-4). Selon Zacharie 3,10 ce
sera un temps paisible « où vous vous inviterez les uns les autres
sous la vigne et sous le figuier ». La figue sèche était indiquée
contre les ulcères, comme le mentionne le traitement que le prophète Esaïe
recommanda au roi Ezéchias « de prendre un gâteau de figues. On le
prit, on l’appliqua sur l’ulcère, et Ezéchias se rétablit » (II Rois
20,7). En utilisant des
arbres qu’il a sous la main (vigne, figuier, olivier, …), Jean-Baptiste puis
Jésus veulent faire comprendre à leurs concitoyens la même chose. Vous êtes
condamnables, arrêtez, changez, portez de fruits dignes de la repentance
… il est tout juste temps, car le Royaume de Dieu est proche. Chacun à leur
manière, les quatre évangélistes (Matthieu, Marc, Luc et Jean) en témoignent. Evangile de Matthieu (Matthieu
3,1-10), 03 C’est lui dont le prophète Esaïe a dit : 04Jean, avait un vêtement de poils de chameau, et une
ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et du
miel sauvage. 05Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de
toute la région du Jourdain venaient à lui, 06et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve
du Jourdain en confessant leurs péchés. 07Comme il voyait venir au baptême beaucoup de
Pharisiens et de Sadducéens, il
leur dit : « Races de vipères ! Qui vous a appris à fuir
la colère qui vient ? 08Produisez
donc des fruits dignes de la repentance ;
09et n’imaginez pas pouvoir dire : “Nous
avons Abraham pour père” ! Car, je vous déclare que de ces
pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. 10Déjà la cognée est
mise à la racine des arbres : tout arbre
donc qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. * * * * * Pour préparer ses
concitoyens à accueillir Jésus Jean-Baptiste les invitent à se
repentir : car, annonce-t-il, le Royaume de Dieu est proche. Et nombreux
étaient ceux qui l’entendant se faisaient baptiser en confessant leurs
péchés. Mais, Jean-Baptiste
observe ceux qui viennent se faire baptiser en signe de repentance :
beaucoup d’entre eux appartiennent à deux groupes religieux (Pharisiens et
Sadducéens) qui se considèrent comme fidèles car suivant scrupuleusement les
lois et les ordonnances du judaïsme d’alors. Jean-Baptiste le voyant les
traite de race d’hypocrites et les interpelle avec violence leur reprochant
de vouloir fuir la colère à venir ; il les qualifie même de « races
de vipères ». Ils sont aussi invités à ne pas se protéger derrière leur
généalogie. Vous êtes des arbres
portant de mauvais fruits et voulant continuer à le faire. Attention ! Le
tout n’est pas de dire : je me repens. L’important est de vraiment se
repentir. Se repentir, ça se voit ! L’important n’est pas se
faire baptiser en faisant croire qu’on a changé ; l’important c’est que
cette repentance se traduise par « porter des fruits dignes de
la repentance ». Car il n’y a rien de cacher qui ne doivent être
découvert (Matthieu 10,26). Tout arbre donc qui ne produit
pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. * * * * *
Evangile
de Marc (Marc 11,11-24) : une
parabole du figuier 11 Jésus
entra à Jérusalem, dans le Temple. Quand il eut tout regardé, vu l’heure
tardive, il s’en alla à Béthanie avec les douze. 12Le lendemain, comme ils sortaient de Béthanie,
Jésus eut faim. 13Apercevant
de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait
quelque chose, mais, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car
ce n’était pas la saison des figues.14Il prit alors la parole et dit : « Que
jamais plus personne ne mange de ton fruit ! » Et ses disciples
l’entendirent. 15 Ils
arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser
ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le temple ; il renversa
les tables des changeurs et les sièges des vendeurs de pigeons. 16Il ne laissait personne transporter un objet à
travers le temple. 17Il
enseignait, et disait : « N’est-il pas écrit : Ma Maison sera
appelée une maison de prière pour toutes les nations. Mais vous, vous en avez
fait une caverne de voleurs. » 18Les principaux sacrificateurs et les scribes
l’entendirent et cherchèrent les moyens de le faire périr ; ils le
craignaient de lui parce que toute la foule était frappée par son enseignement.
19Quand le soir fut venu, Jésus et ses disciples
sortirent de la ville. 20Le
lendemain matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux
racines. 21Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à
Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché. 22Jésus, prit la parole et leur dit : Ayez foi
en Dieu. 23En vérité, je vous le dis : si quelqu’un dit à
cette montagne : Ote-toi de là, et jette-toi dans la mer, et s’il ne
doute pas en son cœur, mais croit que ce qu’il a dit arrive, cela lui sera
accordé. 24C’est pourquoi, je vous le dis : Tout ce que
vous demandez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et cela vous sera
accordé. * * * * *
A la
différence du récit précèdent où Matthieu parle des bons et mauvais fruits de
tout arbre, ici, pour faire comprendre son message à ses
interlocuteurs Jésus utilise le figuier. Pourquoi ? 1.
L’ombre du figuier est agréable, ni trop légère, ni
trop épaisse ; elle est propice à la réflexion, c’est pourquoi le
figuier est un arbre qui parle aux juifs de la Torah, de sa lecture,
de son étude, de sa méditation. Le figuier porte à prier, génère la foi, or
la prière est le fruit de la foi. Porter du fruit, c’est pouvoir prier. Si un
juif a « faim » de la Torah, il va sous un figuier et là il peut
réfléchir, comprendre la Torah ; il sera rassasié par le fruit (spirituel)
qui le nourrira pendant sa méditation ; il priera aussi, et la foi
transporte les montagnes ! Quelque que soit la saison, il recevra le
fruit de sa lecture. Ainsi le passant s’attend-il que le figuier, arbre
symbole de la Torah, porte des fruits mûrs en toute saison. 2.
Le temple, lieu de la rencontre, devrait aussi être
un lieu comparable. Alors laissez donc prier tranquillement dans le temple
…laisser le peuple avoir foi en Dieu au lieu d’empêcher les gens de prier. Or
Jésus, rentrant dans le temple (verset 15) est vraiment en colère, il affirme
que ce lieu de foi qui amène les fidèles à prier (verset 17 : « lieu
de prière pour toutes les nations ») est devenu une « caverne
de voleurs ». Intolérable, à vous faire vomir…. La foi ne peut pas
s’épanouir dans un tel environnement !!! Alors ceux qui transforment le
temple « en caverne de voleurs », qui ne portent aucun fruit
doivent disparaître : ces marchands sont des figuiers stériles ; maudits
soient-ils ! C’est un désastre pour les figuiers-(du-)temple de ne pas porter de
fruits au moment où Jésus proclame la proximité de la venue du Royaume de
Dieu : Non seulement ils ne portent pas de fruits mais ils empêchent
les autres d’en porter (tous ceux qui entrent dans le temple). 3.
Si Jésus maudit un figuier sauvage (Marc
11,13c) avant de re-rentrer dans le temple (il y était entré la veille et y
avait constaté le désordre indescriptible) ce n’est pas parce que ce
figuier ne portait pas de fruit (il ne risquait pas d’en porter, ce n’était
pas la saison des figues !!!), c’est pour faire comprendre à ses
disciples que le
figuier-temple devient stérile à cause de ces vendeurs qui stérilisent
le temple, alors qu’il devrait porter du fruit en porter en toute saison ;
le figuier-temple
devient stérile à cause de ces vendeurs qui stérilisent le temple : ce
sont des « figuiers
stériles ». Jésus a autorité pour faire disparaître ces
individus nuisibles, ces vendeurs-voleurs, ces mauvais « figuiers du
temple » qui empêchent le temple d’être un lieu de prière. Par quelle
autorité fait-il cela ? Jésus le fait par l’autorité qui lui a été
conférée par le baptême de Jean-Baptiste, moment où une voix venant du ciel
lui dit publiquement : celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. 4.
Ainsi, la Torah, les Ecritures d’une manière
générale, nous invitent à avoir foi et à porter du fruit pour notre Créateur
et Sauveur (verset 24), une condition
supplémentaire est ajoutée par Jésus pour que rien ne fasse obstacle à notre
prière : lorsque vous êtes debout en prière, si vous avez quelque
chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui dans les cieux
vous pardonne aussi vos fautes (verset 25). * * * * * Evangile de Luc (Luc 13,6-9) : une autre parabole du figuier
(pas identique à la précédente) Voyons
le contexte de cette parabole sur le figuier chez Luc. Cette parabole n’est
pas ciblée sur une catégorie de personnes : il ne s’agit pas des
personnes de ces groupes religieux qui s’estimeraient orgueilleusement
meilleures que les autres ; il s’agit d’une part de Galiléens condamnés
par Pilate et d’autre part de 18 personnes sur lesquelles est tombée, disons
« par hasard » (?), une tour. Ces tristes évènements récents
suscitent le questionnement de quelques personnes qui viennent demander à
Jésus. Pourquoi ces morts ? C’est inquiétant, manifestement, car
ça pourrait être tout un chacun qui soit touché de la sorte. Jésus dit :
Aucune de ces personnes décédées n’est davantage coupable que les autres
habitants de Jérusalem. « Non vous dis-je. Mais si vous ne convertissez
pas, vous périrez tous pareillement ». N’aurait-il pas mieux fait de se
taire que de poser cette question à Jésus ? Suit la parabole du figuier. * * * * * 06Jésus
dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint y chercher du fruit, et n’en trouva pas. 07Alors il dit à son vigneron : Voilà trois ans
que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas.
Coupe-le. Pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? 08Le vigneron lui répondit : Maître, laisse-le
encore cette année ; d’ici-là je creuserai tout autour et j’y mettrai du
fumier. 09Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir ;
sinon, tu le couperas. * * * * * Marguerat,
D. et Steffek, E. analysent la situation : la mort
violente de Galiléens, les 18 victimes de chantier à la tour de Siloé dans
l’enceinte sud-est du temple de Jérusalem, ça fait réfléchir. Les
interlocuteurs de Jésus recherchent une culpabilité de tous ces gens-là pour
expliquer leur mort. Alors, inattendu, Jésus fait faire à ses auditeurs un
retour sur la culpabilité générale et sur la leur propre. Pour prévenir la
culpabilité il faudrait changer de mentalité, autrement « vous périrez
tous de même ». De même ! Jésus menacerait-il les
« non-convertis » de ses concitoyens d’une mort pareillement
tragique ? En fait, Marguerat, D. et Steffek, E. affirment « qu’une
autre lecture se présente à partir du sens étymologique de metanoeô « se
convertir », qui implique une réorientation, un changement de
regard sur Dieu et sur le monde ». Jésus affirme avec solennité
que Dieu n’est pas le bourreau des pécheurs que laisse supposer
le questionnement de ses interlocuteurs ; il est au contraire un Dieu
qui fait grâce. Ne mourrez pas dans la terreur de ce Dieu-là. Découvrez
le vrai visage de Dieu : il est l’ami des pécheurs. C’est, en
fait, ce que la parabole du figuier fait comprendre. Si vous regardez Dieu comme un
Dieu-bourreau, votre vision de Dieu est destructrice, cela vous conduit
sûrement à la mort, vous êtes semblables à un figuier stérile. Contrairement
au propriétaire qui après trois ans sans figue veut l’arracher, la
proposition du vigneron est de bêcher et de mettre de la fumure autour de
l’arbre. Son offre illustre l’extraordinaire de la grâce accordée au pécheur.
Se convertir consiste précisément à substituer à l’image d’un Dieu intolérant
(le propriétaire de la parabole) le visage compatissant du Père (le
vigneron). Et Jésus insiste : il y a urgence à changer son regard sur
Dieu. Il faut passer de la loi (Tous ont péché et sont privés de la gloire de
Dieu Romains 3,23) à la grâce (Dieu a enfermé tous les hommes dans la
désobéissance afin de faire miséricorde à tous, Romains 11,32). Avoir foi
dans ce Dieu-là, c’est la vie éternelle, Jean 3,16). * * * * * En résumé, que faut-il pour qu’un « figuier-homme »
porte des fruits ? - Il faut abandonner l’attachement à la Loi (qui nous
condamne) : ça nous bloque complètement : c’est une impasse,
c’est une voie sans issue. Ça nous rend désabusés, inquiets, sans espérance. Stérile.
Pourquoi vouloir obéir à préceptes sur préceptes ? C’est impossible. Ce
n’est pas cela que Dieu demande. Cela ne veut pas du tout dire que la Loi
soit mauvaise. D’ailleurs, Jésus affirme (i) « Je ne suis pas venu
pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir » (Matthieu 5,17) et (ii)
« celui qui violera l’un de ces plus petits commandements, et qui
enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le
royaume des cieux » (Matthieu 5,19). - Dieu veut établir le lien, avec chacun de nous. Ayez
foi en Lui ! N’ayez pas peur. Déjà, Abraham l’avait compris. Car que
dit l’Ecriture ? Abraham crut et cela lui fut imputé à justice., et
il fut appelé ami de Dieu. (Genèse 15,6 et Romains 4,3 ; lettre de
Paul aux Galates 3,1-14 et lettre de Jacques 2,23 et lire 2,20-26). Le
Père cherche les perdus, le fils prodigue, … Dieu vous rendra capable.
Cherchez à agir dès aujourd’hui contre le mal, pour que demain soit meilleur.
Et vous porterez du fruit. S’il faut guérir quelqu’un le jour du
sabbat, n’attendez pas le lendemain. Vous serez « fécondés » par
ceux à qui vous viendrez en aide. Comme le bon samaritain … Enfin, ajoutons que le vigneron qui
s’occupe de la vigne du Seigneur (et du figuier, en plus) sait qu’il faut du
temps et beaucoup de patience pour que notre compréhension de la grâce de
Dieu fasse son chemin en nous et nous féconde. Sa technique à lui, déposer de
la fumure au pied de l’arbre ! · Amender avec la matière de nos expériences passées,
de nos ratages, de nos essais sans succès, des deuils qu’il aura fallu faire,
bref, avec ce qu’on croyait inutile ou perdu et qui pourtant, nous fait
comprendre autrement ce que nous avons à faire. · Enrichir la profondeur des racines et nourrir
constamment la réflexion. Sans doute, cette image nous parle-t-elle au
premier chef. Car que faisons-nous d’autre dans une église que chercher les
moyens d’affiner notre lecture et notre compréhension de la Bible pour qu’un
jour peut-être, nous soyons fécondés et que nous portions les fruits de la
foi ? · Personne n’est jamais perdu aux yeux de Dieu, car sa patience est infinie et sa grâce surabonde là où le péché abonde. Voilà ce que le Christ nous dit dans cette parabole du figuier stérile. ![]() Remarque : Cependant,
pour ceux que ça intéresse, voici ce qu’environ un siècle de recherche sur
la biologie de la reproduction (au sens strict du terme) nous a apportés
des informations extrêmement intéressantes (pour le biologiste que je suis
sur la manière dont se reproduit le figuier. C’est
véritablement fabuleux. C’est décrit de façon remarquable dans un article du
Journal Le Monde, par Florence Rosier et Audrey Lagadeuc, avec
l’assistance d’un de mes collègues, Directeur de recherche au CNRS, et
spécialiste de cette reproduction (Rosier F. et Lagadeuc, A., 2025. Les
fabuleux destins croisés de la figue et de la microguêpe, Le Monde,
Sciences, Botanique ; à acheter au Journal Le Monde, à moins que
vous soyez abonnés à la version papier du journal). * * * * * Evangile de Jean (Jean 15,1-17) (renvoyer à la
parabole du cep et des sarments) 01 Moi,
je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. 02Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de
fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il
l’émonde, afin qu’il en porte encore plus de fruit. 03Déjà vous êtes émondés à cause de la parole que je
vous ai annoncée. 04Demeurez
en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas de lui-même
porter de fruit s’il ne demeure pas sur le cep, de même vous non plus, si
vous ne demeurez en moi. 05Moi,
je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi
en lui, porte beaucoup de fruit, sans moi, vous ne pouvez rien faire. 06Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté
dehors comme le sarment, et il sèche ; puis l’on ramasse les sarments,
on les jette au feu et ils brûlent. 07Si vous demeurez en moi et que mes paroles
demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera
accordé. 08Mon Père est glorifié en ceci : que vous
portiez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. 09 Comme
le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. 10Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez
dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je
demeure dans son amour. 11Je
vous ai parlé ainsi, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit
complète. 12 Voici
mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai
aimés. 13Il n’y a pour personne de plus grand amour que de
donner sa vie pour ses amis. 14Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous
commande. 15Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le
serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Je vous ai appelé amis, parce
que tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. 16Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi, je
vous ai choisis et je vous établis, afin que vous alliez, que vous portiez du
fruit, et que votre fruit demeure, pour que tout ce que vous demanderez au
Père en mon nom, il vous le donne. 17Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les
uns les autres. Cliquer
ici -à :
La parabole de la vigne : la vigne, c’est Jésus * * * * * Documents
consultés : Le Figuier ou l’arbre
du paradis, 2018. Bulletin du Groupe de Recherches et d’études du Clermontois
(revue culturelle de la Moyenne vallée de l’Hérault), Fascicules n°
207-298-209. Maillot A., 1993.
Paraboles de Jésus. Editions Labor & Fides – Cerf. 310p. Lécu A., 2022. Afin
que vous portiez du fruit. Editions du Cerf, 221p. Focant C., et Marguerat D., 2012.
Ouvrage collectif. Le nouveau Testament commenté ; Marguerat D. et Steffek E., L’Evangile de Luc. Labor
& Fides et Bayard éditeurs, 1246p., Godet F., 1969. Commentaire sur
l’Evangile de Saint Luc. Tome 2, chap. 9 à 24, Editions de l’imprimerie
nouvelle, L.-A. Monnier, Neuchâtel, 621p. Focant, C., 2004. L’évangile selon
Marc, tome 2-Commentaire biblique : 662p.Nouveau Testaent. Editions du
Cerf. Valette J. 1986. L’Evangile de Marc,
parole de puissance et message de vie, commentaires Tome 2. Editions Les
Bergers et les Mages, 300p. Thayse A., 1999. Marc, l’évangile
revisité. Editions Racine, lumen vitae, 249p. Babut J.-M., 2002. Actualité de Marc.
Editions du Cerf, 344p. Cléro-Mazire
B., 2020. Le figuier stérile ou la patience de Dieu : Luc 13,6-9.
Culte du 11 octobre à l’Oratoire du Louvre, https://oratoiredulouvre.epudf.org
› predications › le-fi... * * * * * Philippe Vernet Fiche biblique |
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Matthieu 3,1-10 ; Marc
11,11-24 ; Luc 13,6-9 ; Jean 15,1-17 |
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